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Fatos et les bestioles, c'est la rencontre  avec les animaux, sortes de fabliaux
Fatos et l'éros, disons que je trouve ça érotique...
Fatos et l'amie de maman, amours féminines...

Texte libre

Lundi 28 août 2006

I Septembre....

 

 

 

 

 

Devoir le devoir pour demain, le devoir encore, le devoir est à rendre et devoir rendre le devoir sitôt après avoir tout juste ingurgité, avalé ce que l’on doit de devoir savoir se dissout, plonge, se noie, en surface une, deux bulles de ce qu’il faut savoir devoir éclatent, puis ne se disent plus, à deux mains devoir le reprendre, le revoir encore une fois ce qu’il faut savoir pour demain, devoir apprendre l’histoire qu'elle l’enfant ne retient pas, cela ne passe pas, il n’en reste malheureusement et indigeste et dégoûtante à dégueuler que l’impression délibérée de ballonnement, éclatement parcelle de savoir que demain le devoir est à rendre. A vouloir le savoir, la gamine s’en rend malade, c’est qu’elle doit se souvenir de la géographie, mais en lieux et places elle ne sait que l’immeuble d’en face, le chemin de l’école, la rue, la circulation or ce savoir pour demain elle le perd, ne le saisit pas, qu’il s’agisse du fleuve issu courante rivière de la montagne fonte des neiges, lentement dessine de longs méandres et tranquillement traverse transportant une péniche, un charmant paysage de campagne, à ces yeux urbains restent des inconnus, contrées éloignées sans aucun prince charmant, tous sont oubliés, elle ne sait que l’effort de temps qu’elle y a consacré qui lui pèse, impossible à digérer en allant le lendemain… 

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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Vendredi 18 août 2006

Sous le soleil, la carriole est à l’arrêt, devant notre grille, jaune où nous l’attendions, jaune où nous étions debout avec la main de maman dans la mienne, jaune ouvert sur une plante qui grassement se prélasse au soleil qui profite et que nous engraissons de crottin de cheval qui reste tranquille qui nous fait attendre alors que nous sommes dans le besoin, les caisses de petites bouteilles de lait brinquebalées leur mine de blancheur liquide qui se balance jusqu’au goulot, envahissent jusqu'à la perspective du ciel et laissent échapper quand le laitier les débarque l’entrechoque des verres les uns choqués contre les autres choqués qu’ils en eussent porté plainte raz la carafe des pognes, raz le bol du bois qui les enferme, raz la caisse. Pendant la livraison, l’animal un fer en l’air ne livre rien, peut être et encore maigrement a-t-il renâclé, une vibration de l’encolure jusqu’au trou que maman et moi regardons dubitatifs, en attendant qu’il veuille bien sortir du rébarbatif tout chaud, qu’il sorte de sa procrastination, nous avons le désir pour mamy de jouer les proctologues, de récolter le fruit qu’une station devant la porte devrait favoriser, mais l’animal est un drôle d’animal, comme une bourrique entêtée qui ne veut donner aucun effort, qui se moquerait de nous stationnons devant le stationnement, qui tâtonnons la bête, qui caressons son magnifique postérieur plein de vibrations prometteuses ? La grande déception se lut sur nos visages, nous qui avions tant patienté, tant cajolé cet ingrat à quatre pattes, quand le cochet installé sur la hauteur de son équipage reprit les rênes, frappa rudement l’encolure que nous avions choyée et cela le fit chier, tant chier sur le départ, il fit attendre son maître comme il nous avait fait mariner dans son odeur arrimés devant notre portail, et nous pûmes ramasser du fumant tout frais crottin de cheval garanti mamie tu verras comme elles iront loin les plantes du jardin, souvent elles gagneront le terrain du voisin par-dessus le mur mitoyen, par-dessous même et on ne sait trop comment dans le fond, combleront la fosse franchiront envahissante après le siège des toilettes qui tiennent encore malgré les attaques, elles grignoteront le champ de pommes de terre.

Par AronMoysche - Publié dans : Arélé
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Lundi 24 juillet 2006
Parfum d’école, cage d’escalier, sur le palier se tient-il, que m’a-t-il dit. Se tenaient tranquilles à carreau des vitres à mes pieds, qu’a-t-il dit la colère monte dehors c’est rouge braise ardente un feu qu’il préfère nommer de loin crise de nerfs, à prendre avec des pinces éviter de s’y brûler à la colère qui monte encore de plus bas du ventre dedans c’est au sang-froid une montagne avalancheuse à catastrophe imminente de grande faucheuse éventre dedans c’est blanc, blanc, blanc la coulée de neige mortelle, blanc, blanc, blanc langue furieuse goutte à tout que les cimes laissent pendre entre leur dent, blanc, blanc, blanc un arbre, un à pic, un roc s’y laissent prendre au bout de cette pique venimeuse qui crache poison blanc, blanc, blanc inéluctable écroulement que rien, blanc, blanc, blanc n’arrêtera, clémentine a-t-il dit, en bas gronde l’explosion affreuse, blanc, blanc, blanc la mastication en coups de marteaux infernaux dans sa bouche la langue blanc, blanc, blanc amène, qu’ils prient les petits insectes humains de pacotilles, une maison, qu’elle prit craquée qu’elle a broyée, mise en pièces découpées une par une cuisine salle de bain salle à manger, blanc, blanc, blanc sal petit tas ensevelis dans le blanc, blanc, blanc digéré d’un ignoble rot blanc, blanc, blanc il n’en reste rien que des pleurs pas encore tu as bien trop peur, blanc, blanc, blanc ça t’assomme, ça te somme de crever et puis ça s’en fiche, clémentine a-t-il dit, tu serais bien trop méprisable, envisagé froidement, blanc, blanc, blanc dévisage avale tout, dévale tout, sa course ne s’arrêtera qu’en bas, cours d’école, escalier, palier et le carreau tremble se glace de voir miroité un coup de pied, blanc, blanc, blanc dévale avale amont on entendrait un cri la haut, un cri effrayant clémentine a-t-il dit, blanc, blanc, blanc la vallée avalée rien que du mutisme et le panache blanc, blanc, blanc au vestiaire ne laissant rien que de la tranquillité, et tu pleurs le silence tu le déchires pendant que l’écho blanc, blanc, blanc te résonnera toujours dans les tympans une cloche d’église glas carreau à mes pieds, d’abord c’est une araignée cristalline qui s’y est accrochée avec des cris, cris, cris elle a tissé sa toile, crie, crie, crie pensait-elle à moi dévoré d’inexorables cris, cris, cris encore que faire du grondement blanc, blanc, blanc coups de tambours avant le saut périlleux avant, avant de frôler la mort avant clémentine, avancent les cris, cris, cris les zigzaguent dans leur réseau arachnoïde, blanc, blanc, blanc de loin sembla majestueusement naturel d’une lenteur au ralentissement raffiné à l’extrême mensonge, blanc, blanc, blanc éructa l’ogre, hoqueta-t-il blanc, blanc, blanc sa main sur sa bedaine trop mangé peut-être, crie, crie, crie que cela n’en finisse pas, le réseau s’étoile à l’infini sur les bords du cadre de bois ça casse, casse pieds le carreau cède, casse, casses-toi, incapable de tenir l’infini, fini comme ça fais-toi avaler blanc, blanc, blanc étioles-toi casseaux coupants chutent dans l’escalier, blanc, blanc, blanc la crise de nerf tous attendent qu’elle finisse avalé blanc, blanc, blanc tous s’attendent au silence de loin cela sembla rouge explosif, de loin, loin, loin, cela ressembla à quelques larmes, on ignora donc le cri d’alarme, l’avalanche à l’intérieur, colère a tout fait disparaître blanc d’infirmerie, crise de nerfs diagnostiquée cela les effraie moins, clémentine avait-il dit, mon patronyme avait disloqué une plaque de glace et que faire blanc, blanc, blanc, que faire pour le sauver le petit qui a dit, le petit en danger blanc, blanc, blanc rien d’autre à faire que de fracasser leurs affaires aux grands, le petit est sauvé non ? Le carreau cassé cascada la logique des événements convocation explication crise de nerf opération conclusion.  

 

Par AronMoysche - Publié dans : Arélé
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