I Septembre....
Devoir le devoir pour demain, le devoir encore, le devoir est à rendre et devoir rendre le devoir
sitôt après avoir tout juste ingurgité, avalé ce que l’on doit de devoir savoir se dissout, plonge, se noie, en surface une, deux bulles de ce qu’il faut savoir devoir éclatent, puis ne se disent
plus, à deux mains devoir le reprendre, le revoir encore une fois ce qu’il faut savoir pour demain, devoir apprendre l’histoire qu'elle l’enfant ne retient pas, cela ne passe pas, il n’en reste
malheureusement et indigeste et dégoûtante à dégueuler que l’impression délibérée de ballonnement, éclatement parcelle de savoir que demain le devoir est à rendre. A vouloir le savoir, la gamine
s’en rend malade, c’est qu’elle doit se souvenir de la géographie, mais en lieux et places elle ne sait que l’immeuble d’en face, le chemin de l’école, la rue, la circulation or ce savoir pour
demain elle le perd, ne le saisit pas, qu’il s’agisse du fleuve issu courante rivière de la montagne fonte des neiges, lentement dessine de longs méandres et tranquillement traverse transportant
une péniche, un charmant paysage de campagne, à ces yeux urbains restent des inconnus, contrées éloignées sans aucun prince charmant, tous sont oubliés, elle ne sait que l’effort de temps qu’elle
y a consacré qui lui pèse, impossible à digérer en allant le lendemain…
Par AronMoysche
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Sous le soleil, la carriole est à l’arrêt, devant notre grille, jaune où nous l’attendions, jaune où nous étions debout avec la main de maman dans la mienne, jaune
ouvert sur une plante qui grassement se prélasse au soleil qui profite et que nous engraissons de crottin de cheval qui reste tranquille qui nous fait attendre alors que nous sommes dans le
besoin, les caisses de petites bouteilles de lait brinquebalées leur mine de blancheur liquide qui se balance jusqu’au goulot, envahissent jusqu'à la perspective du ciel et laissent échapper
quand le laitier les débarque l’entrechoque des verres les uns choqués contre les autres choqués qu’ils en eussent porté plainte raz la carafe des pognes, raz le bol du bois qui les enferme, raz
la caisse. Pendant la livraison, l’animal un fer en l’air ne livre rien, peut être et encore maigrement a-t-il renâclé, une vibration de l’encolure jusqu’au trou que maman et moi regardons
dubitatifs, en attendant qu’il veuille bien sortir du rébarbatif tout chaud, qu’il sorte de sa procrastination, nous avons le désir pour mamy de jouer les proctologues, de récolter le fruit
qu’une station devant la porte devrait favoriser, mais l’animal est un drôle d’animal, comme une bourrique entêtée qui ne veut donner aucun effort, qui se moquerait de nous stationnons devant le
stationnement, qui tâtonnons la bête, qui caressons son magnifique postérieur plein de vibrations prometteuses ? La grande déception se lut sur nos visages, nous qui avions tant patienté,
tant cajolé cet ingrat à quatre pattes, quand le cochet installé sur la hauteur de son équipage reprit les rênes, frappa rudement l’encolure que nous avions choyée et cela le fit chier, tant
chier sur le départ, il fit attendre son maître comme il nous avait fait mariner dans son odeur arrimés devant notre portail, et nous pûmes ramasser du fumant tout frais crottin de cheval garanti
mamie tu verras comme elles iront loin les plantes du jardin, souvent elles gagneront le terrain du voisin par-dessus le mur mitoyen, par-dessous même et on ne sait trop comment dans le fond,
combleront la fosse franchiront envahissante après le siège des toilettes qui tiennent encore malgré les attaques, elles grignoteront le champ de pommes de terre.
Par AronMoysche
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Publié dans : Arélé
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