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Fatos et les bestioles, c'est la rencontre  avec les animaux, sortes de fabliaux
Fatos et l'éros, disons que je trouve ça érotique...
Fatos et l'amie de maman, amours féminines...

Texte libre

Dimanche 15 juillet 2007

A table, en fait sous la table, il n’y a rien à savoir, aucune nouvelle connaissance, ne s’y trouvent que des pieds calfeutrés dans leurs chaussures, à lacets pour lui qui en haut fait dans sa conversation des circonvolutions autour d’une chose qui en bas échappe à la fillette qui regarde passer les dessous de tables impayables comme cette main poilue qui cherche en tâtant bien la cuisse découverte, féminine, qui cherche encore plus haut dans l’ouverture laissant entrevoir un peu du sombre d’un satin noir…, sous la table la gamine attend d’en savoir un peu plus, tandis qu’on s’échange en haut les plats garnis de chauds, d’odeurs de cuisiné…

 

en haut la jeune femme en bas résille à talons aiguilles aiguisées qui rayent le parquet, sous la pression bien amicale de la patte de velours qui cherche par-dessus tout, bien dessous la jupe ce qui dévoile à la fillette comment tient cette histoire de porte-jarretelles, lui là-haut lui fait tout un échange de blabla et dessous la fillette s’aperçoit du manège, résonne sur le creux de ses mots, au-dessus de ces considérations la demoiselle bien malgré elle, gobe ce discours qui la prend de haut en bas, qui la prends de cour, effréné, passionné… ?, - non même pas, ce ne sont que quelques allusions, quelques désillusions qui tourneront courts lorsqu’il aura pris sa part de mal par son sourire en lacets autour du cou de la pauvre fille, pendue à ses lèvres, qui attend un rêve une illusion qui en vaudrait la peine de ce doux châtiment.

 

Au-dessus le monsieur aux lacets défaits en bas par l’espièglerie qui s’attache délicatement à réaliser un coup bas, en haut il ne le sait pas, il le découvrira à ces dépends, en fonction de la situation debout qu’il prendra d’un coup à mettre par terre, pas du tout pendu au cou de la belle, victime du coup de la petite, en dessous, et de son mauvais coup dont il comprendra trop tard l’origine de sa défaite, quand tout à coup de tout son long tout sera fichu par terre, avec son beau discours plein de noix, de queue de cerises, de force des choses sensées, tout une péroraison qui ferait fuir n’importe quelle jeune fille un peu sensée ; … au-dessus donc le monsieur tu parles, rien que du vide, tu parles, tu parles avait la parole baladeuse qu’il ne tenait pas, décorée des sourires forcés, des pensées vous voyez à quoi je veux en venir et tout de suite… et la petite ?… et pourquoi pas la petite, votre petite est si mignonne, tu parles d’une affaire, tu parles de ta petite à faire, qui te préoccupe tant, au-dessus donc tu parles, tu parles le monsieur s’égosille, se gargarise du feu nourri de sa conversation, des mêlées de phrases creuses insignifiantes qui raniment sa flamme passionnelle, son désir compulsionnel et dessous, la petite accroupie lui fait croire que la pointe de l’escarpin italien lui fait du gringue, tu parles… posant sur la cheville poilue et sans aucune retenue, l’une des petites dents d’une fourchette qui par pression continue enfonce le mal du monsieur tu parles… qui se retient là-haut de crier, le monsieur, tu parles… qui ne sait plus distinguer dans cet instant qui on le sait lui sera fatal (bien obliger de se lever dans quelques secondes, les chaussures nouées l’une à l’autre, le déséquilibre hormonal, sentimental et physique tout prêt à opérer, à extraire d’un coup de son bistouri rouillé le charmes - tu parles - du monsieur qui n’a jamais opéré), vraiment il ne sait plus le monsieur, tu parles d’un monsieur distingué… - tu parles, tu parles - où en est-il entre son petit mâle douloureux qui le tenaille dessous ses atours endimanchés, parfumés tenaces à la gorge que s’en étouffe l’atmosphère qui depuis le début tu parles s’est sauvée, elle, de la pièce, vraiment il ne sait plus le monsieur tu parles, il hésite encore entre son corps perclus en bas d’une douleur atroce qui lui pointe et le plaisir qu’il aurait tu parles et tu parles encore ma belle ma mie ma future, tu parles se leva d’un coup, trop mâle, chuta tu parles, lourdement sur sa tête, mourut sur le coup, tu parles de mourir d’amour pour elle, quelle belle mort t’attribuas-tu d’un coup sur le cou. On préféra laisser tomber, et se restaurer ailleurs, tu parles d’un malheur !…

 

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et l'éros
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Dimanche 8 juillet 2007

Les élytres rouges écartées portant petits-petits points noirs ainsi que sont les mouches de madame de la marquise, donc marquées à gauche de deux pois à droite deux ou trois pois on ne sait plus ce qui fuit, ce qui fut… sur le doigt de la petite, prête à prendre son envol, à ne laisser qu’un frêle souvenir : le poids ténu, qu’on lui ôte…

Déjà la coccinelle serpentait dans l’air, se laissait porter par l’été qui n’avait aucune lourde tache, rien à faire que de se prélasser ou de souffler afin de l’emporter au loin sur la couleur vibrante d’écarlate carmin qu’on observait serpentant poursuivie d’une fillette rieuse et bondissante, tressautant de joie, le petit point ne se laissait pas, mais non le petit point rouge ne se laisserait pas rattraper. Il zigzaguait vertical ou horizontal, il dessinait, un point ici, un point là-bas des droites rouges éphémères courtes et longues et disparut dans une sorte de confusion de bosquet, broussailles, protégée par un hallier habité terriblement d’un esprit fouillis qu’on fût surpris d’éveiller…

La gamine ne s’attendait pas à ce point la de la disparition, comme cet habitant hirsute touffus même qu’on obligeât d’être hôte qui n’attendait pas une telle apparition et à qui la solitude fut enlevée, pour une telle qui ne se présentait pas, impolie, rebelle, écorchée vive, griffée par les ronciers, une telle qui jusqu’aujourd’hui ne s’était jamais présentée à son esprit tout fait de confusion, lui qui pourtant n’était que cela, impalpable et mystérieux, se tenant en haute estime, se pensant : « et bien qu’elle lui fasse donc des mystères, qu’elle reste donc silencieuse et légèrement égarée » ; avec le sentiment étrange d’une présence d’un tel qu’elle ne savait exprimer et qui ne s’exprimait pas, tout en tournant autour de celle qui désirait savoir ce qui pouvait bien la troubler à ce point et qui lui donnait le désir de se dévêtir, et lentement au zéphyr d’offrir ce qu’elle trouve encore un peu maigre, manquant de ces chères rondeurs qu’avait eu sa mère et qu’elle attendait encore.  

L’esprit, lui, les idées claires, pour une première fois, eut une invention lumineuse, s’assis sur une souche, puis soufflait sans effort de sa bouche un éther malicieux déguisé en léger coup de vent caressant le petit talon, enlaçant la cheville légère, pressant sur la jambe, la droite, ce qui serait courbe quand elle serait mais il n’est pas encore temps, pour le moment il allait montant, il allait vaillant, s’insinuer entre ses jambes, veillant bien à ce que ce trouble transportât son esprit pour qu’il sied enfin sur la souche près de lui.

Elle serait assise, elle aurait ce baiser, elle tremblerait de s’offrir, elle ne saurait plus tout en sachant.

Pour cet autre, elle ôte ses vêtements, elle l’imagine tout près, cet hôte l’habite…

Elle s’est allongée sur la longue souche rugueuse, les esprits divaguent, s’entremêlent en vagues, océans, flux, l’écorce tendre encore, encore, elle chevauche de bois, le reflux mousseux que les vagues emportées laissent en notes salées.

Et où faiblement faseillent les feuilles, les esprits s’effeuillent, et tout flamme passionnément s’enfièvrent, se faufilent à travers de ce qui se passe, forment ce couple funambule sur la corde de l’instant fébrile.

Pour son plaisir, la fillette ferma les yeux, pour ses pulsations elle mit sa main sur son sein naissant, pour son désir elle disposa son doigt sur son pubis poils chamarrés reflux d’écume, et attendit sur le dos noueux écorcé, attendit et s’y laissa prendre…

elle batifolait déjà plus haut, course zigzagante coccinelle vibrante, grains de beauté posés sur des droites insensées sans cesses renouvelées et son cœur au rythme fou des battements et la houle déverse sur la plage son superbe babillage, son embrun et le parfum d’une embarcation improbable, radeau d’infortune sur lequel elle échoue revenant sauve d’une tempête qui échoua, elle aussi, dans l’aventure qui l’avait emportée, colère pour cette dernière, sauvetage enfin.

Mais cette île n’est point déserte, elle est le lieu d’un esprit libertin, esprit de coccinelle qui allant bien tout droit prend des directions ou n’en prend pas, auxquelles la petite a abandonné son âme et qui l’accompagne…

cet esprit malin, son désir, son qu’elle n’ose pas encore nommer de peur de l’arrêter, de peur qu’il ne soit plus elle préfère penser son et son est pris, son à une coccinelle est donné, sur une souche elle est en prise, crispe ses mains et de ce tronc arrache écorce, s’écorche encore, s’accroche volupté et retombe ensanglantée, s’inquiète que du sang de là, du flux, mer, coule, abondement, comme si elle l’avait blessé son, qui la trempée, exténuée.

Il faut reprendre ses esprits, ses habits, cacher au fond cette blessure car on l’appelle pour passer…

 

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et les bestioles
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Jeudi 5 juillet 2007

 

Quant à la gamine que croyez-vous qu’elle fit après un tel méfait ? Elle s’échappa, s’arrêta dans le jardin et très attentive elle poursuivit du regard…

 

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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Mardi 5 juin 2007

La maison close, les yeux fermés la petite fille, dans les beaux draps somnolaient dans cette chaude après-midi d’été. Un rayon solaire dépité s’échappa du cercle jaune pour ce mettre à l’ombre dans la carrée. Il avait bien trop chaud, il se sentait exploité et voulait pénétrer dans les persiennes qui abritaient, paraissait-il une petite parisienne. Il se glissa dans l’interstice et fut immédiatement séduit par le vermillon nacré des petits doigts de pieds, s’y incrusta, s’y refléta, s’y fixa extatique.

La fillette, en petite culotte blanche, poursuivait le sommeil sur le canapé qui berçait sa tête avec son bras tout dur en bois. Ils dormaient ensemble pour la première fois, lui restait silencieux, elle chantonnant les rêves. Elle l’avait vu grand, solide, large d’esprit, avait retiré sa robe à fleurs d’été. Lui l’avait sentit toute petite, frêle, son corps étroit, avait préparé son cuir à fleur de peau. Elle transpirait un peu sur son front, il frissonnait un peu, couinant à peine quand elle rejeta la toile légère qui avait épousé son corps. Il profita du divorce pour la demander de toutes ces forces, de tout son chêne, il y tenait de tous ses coussins, il se tannerait pour elle, certes il lui en cuirait, mais diable qu’il aimait cette femme en réduction comme on l’avait acheté chez l’antiquaire où il se sentait plein de poussière.

Il sentait son désir de petite fille, il désirait se sentir petite fille, il ressentait son grain de folie, il lui parlerait de ses oreillers postés sous son dos, lui reparlerait du renfoncement de ces petites fesses pointues, et même en dernier ressort il lui avouerait, c’est impossible, amour.

C’est à ce moment qu’il remarqua le vilain manége, le lumineux stratège qui se pâmait à ses pieds, cette espèce d’amant qui ne s’attire personne, ce petit con, ce photon qui voudrait avoir une particule. Moi je suis un canapé-lit véritable où lut Einstein un homme vénérable, brillant, grâce à moi il trouva une théorie où je t’attraperai, où je te mettrai en pièce, où tu n’aurais pas de rôle, tu rirais moins, tu ferais moins le carmin.  

La môme se réveille, si tôt dans les pensées du canapé, si tard pour l’élémentaire depuis déjà si longtemps éprit de la relativité. Elle lui saute dessus, bondi sur ces beaux oreillers rebondis, elle retombe, enfonce les ressorts qui se tassent, se renfoncent, se détendent quant à nouveaux elle s’envoie en l’air, grinçant de rouille à l’idée de la retombée. Ca fait du mal au canapé, ça lui passe ces chimères de fillette, ça lui rappelle son père le divan qui mettait en avant son analyse qu’il eut avec Lacan ; où et quand il ne s’en souvenait plus, inconsciemment peut-être ? Qui se soucie des ennuis d’un meuble qui hait qu’il soit, et être allongé ? On s’était fichu de sa psyché, lui qui n’avait nul part où aller, il avait fini par se taire et s’était caché dans ce meublé n’attendant plus rien, ne s’attendant pas à ça : au coup de foudre qui le défonçait. Il aurait voulu être dur et rigide or il voulait la tendresse, le meuble : son soi immédiat, conscient. Mais maintenant son ressenti, sa douleur s’expriment sous les coups de pied, il souffle comme un retraité qui s’était installé la dernière fois sur son postérieur, croyant avoir à faire à un sofa, oui il regrettait l’antérieur poussiéreux, oui il sanglotait de s’être épris d’une môme qui le méprisait, étant sûr de pouvoir se sauver. Elle lui en faisait voir de toutes les couleurs du bout de ses petits pétons carmins ou vermillons, de toute façon il ne voulait plus en entendre parler et jamais au grand jamais, il ne leur parlerait. S’en était fini des convivialités, du moelleux accueil. Désormais il décidait de rester grinçant et tout ridé, les bras branlant tout dévissés, l’assise pleine de toutes ces  saletés qui le rongeraient avec les termites, alors on s’en débarrasserait et enfin tranquille, loin des mondanités, des sales gamines qui l’aurait abusé, bien méritée, il ferait une longue, longue sieste…

 

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et l'éros
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Lundi 4 juin 2007

X Juin

 

 

 

 

La chaise est nue, et de sa paille, par un maître chaisier entremêlée, qui pique les fesses, qui gratte l’entrejambe ? Un épi épris de liberté, qui se lève hardiment pointu comme les petits os semblant privés de chair et pris au dépourvu, du derrière… qui se dandine… la chair mulâtre de peau, ma chère sur sa chaise nue, sur la paille ma pauvre fillette sous ta petite jupe, sur tes mollets pas bien épais se forment sans autre motif que la légèreté de ton poids, le motif d’entrelacement des brins qui te marquent croisillons de chaise irritante, ma petite brune qui attend impatiente de dévorer.

Le repas se faisait attendre, quelques parents ayant prétexté qu’un des enfants, dans l’assistance, avait été discourtois, qu’il ne méritait que de retourner de là où il venait, le parent en question se fâcha beaucoup en parlant de cela, et d’autre chose aussi, mais sur la chaise le dandinement nerveux n’écoutait plus, ne pensait qu’à son irritation et aux sillons creusés sous ses fesses qu’elle déplace pour trouver sa place, mais qu’il faut bien reposer sur la paille, encore faut-il bien viser car traître et sans motivation aucune, l’épi libre s’est redressé, faisant admirer le creux de son tube, la mécanique hardi petit priapisme qui l’anime, toujours plus droit, plus haut tendu, pressant sa culotte, il suscita le désire de, et il vit sur lui fondrent les doigts doux et fins de la fillette rouge du plaisir à lui tordre le cou au petit brin de folie, pris, arraché et séparé à jamais de sa bien-aimée la chaise, en tomba à ses pieds, se roula avec sa droiture, sa dignité qu’il avait, dans sa chute, conservé.

A la fin du repas, froid, chaud était cet été là, Fatos, de sa chaise d’un brin démembré, se leva, avec aux fesses la marque - dit un parent - de la sagesse, la remarque dans sa chair la petite la trouvait bien rouge, bien tenace, elle ne supporta pas qu’un frère rit d’elle, un frère qu’à ce moment très chaud de la journée, cet été s’entêtait l’après midi à tout étouffer avec les effluves caloriques de son soleil incendiaire, ce frère comme le jour elle l’aurait découpé en rondelle de saucisson réduite ensuite dans sa bouche, sous ses petites dents aiguisées en une purée délicieusement sanguine, goûteuse, juteuse, qu’elle irait digérer sur le canapé…

 

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et l'éros
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