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Fatos et les bestioles, c'est la rencontre  avec les animaux, sortes de fabliaux
Fatos et l'éros, disons que je trouve ça érotique...
Fatos et l'amie de maman, amours féminines...

Texte libre

Dimanche 27 mai 2007

Sur la berge, c’est toujours le même clapotis qui revient sans cesse, qui revient sans cesse la demande à la pipelette de faire le silence qu’elle défait tout le temps, qu’elle abîme de paroles sans fond, ni forme, toujours à la surface des choses, voir terre à terre, quand bienheureux, eux les garçons ont les yeux sur l’horizon, au-delà des cieux, à la recherche du cap de bonne espérance, allant à la pêche au gros se sachant chanceux, à la baleine blanche qui surgirait des fonds marins, accrochée au bout de l’hameçon après qu’ils aient gentiment agité leurs bouchons qui ont bien du mal de mer qui revient sans cesse, les vaguelettes du lac, rester à flot de paroles la petite n’en peut plus d’attendre leur pêche miraculeuse ou qu’une sirène vienne à sortir des eaux du lac, endormie, bayant bouche béante, une épée à la main, à son visage perlé d’eau un nez épais et disgracieux, coiffée d’une longue chevelure ébouriffée en onde marine, puis avec ce sourire béat de trouver assis sur un tabouret les fameux princes qui iraient bravoure et haut les cœurs et quelques coups d’épée dans l’eau délivrer un pays.

Sur la berge la gamine gronde son ventre a faim, elle grogne, elle dit que ces grondements qui reviennent sans cesse ne sont pas humains, qu’il faudrait peut-être venir à penser que sa panse est vide, qu’il faut la nourrir, non pas de jolis compliments qui reviennent sans cesse  - belle sirène… ta beauté emmaillotée - de bain, même pas, car ici les plongeons sont interdits et la pêche aux poissons de son genre interdite, formellement, explicitement lui a-t-on bien dit ce matin de s’éloigner de ces bords si fragiles qu’ils viennent doucement à disparaître dans les petits clapotis, clapotis petits qui petit à petit grignotent, grappillent les menus morceaux de rive.

L’explication longue, à peine confuse de ne pas l’inviter si c’est pour emmêler les fils, briser la canne, c’est pas la peine qu’elle vienne, alors laisse-nous tranquille avec notre attente de, nos gaules posées sur le trépied, nos limaçons que scientifiquement nous accrochons au bout de nos hameçons perdus au fond de l’onde, à sonder les âmes des poissons qui s’y perdraient, laisse-nous… à cette délicieuse attente accrochée, remontée, replongée car il s’agit explicitement pour le vers d’appâter voir les indications qui furent données à la petite qui n’y comprit rien à la belle affaire qui monte et qui descend comme ces gargouillements ça va jamais s’achever ça gigote tout le temps…, mais que faire de la pipelette qui rien ne comprend à la pêche sportive ou l’on compte sans relâche les poissons attrapés blessés relâchés.  

Et la voilà, les yeux noirs, qui revient brisant l’attente piaillant polluantes paroles, c’est qu’il est déjà midi, et ces messieurs n’ont rien pris, et elle a faim, et elle veut ci et ça et puis quoi encore qu’ils mettent fin à la pêche et ça va pas la tête… du poisson qui mord regarde, je viens d’en attraper un que je remonte et regarde zut! rien, à ce moment on (que les garçons) ne compris rien et bien qu’on ne prenait rien on fut surpris de voir la petite en boule de nerf tout vous saccager, on ne sut pas ce qui lui prit alors qu’on ne prenait rien, et elle s’est mise toute nue, et elle a plongé dans l’interdit formellement qu’on lui avait donné tout ça parce qu’elle a vu un poisson, qu’on n’avait même pas pris, couler avec le bouchon qu’il avait avalé, tout ça pour le sauver en nous aspergeant, en nous emmêlant de nœuds les fils à pêche, en prétextant que c’était elle la dame au lac à l’épée mortelle, et d’estoc en coup et botte fantaisiste elle a tout brisé notre petit matériel qui prit-elle en prétexte lui semblât être des lances pointées sur son petit cœur sirène, toute mouillée, elle nous trempa car l’eau froide, pardi, elle n’aime pas ça et puis sirène au lac on ne sait pas pourquoi ça lui plait pas, elle veut par cette épée devenir reine si nous ne l’avions pas arrêtée, et ramenée à plus juste raison du plus fort pour recouvrir d’une couverture ses cris et son corps qu’elle gigotait frénétiquement comme un poisson sortit de l’eau malgré elle, elle pleurait trop fort, elle se fichait de nous et c’est comme ça que tout est tombé à l’eau, les rêves d’horizon posé sur la baleine abyssale dont l’allure fait tant rêver, et elle avec ses habits sales de boue, elle s’est sauvée en pleure tout ça vu qu’on ne la regardait même pas toute nue vous vous rendez compte ?

Sur la berge le compte rendu fut prompt à être donné, voilà d’après les garçons tout ce qui s’était passé, et on ne les reprendrait plus d’aller avec la demoiselle troubler les eaux, faire mordre au poisson la poussière dans l’air qu’il ne peut respirer.

 

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et l'éros
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Dimanche 20 mai 2007

Dans l’herbe grasse, matinée ensoleillée, allongés dans le jardin, sont espacés ici un papier gras, par là un quignon de pain, ici une canette cabossée dont la marque publicitaire dans son doré lui donne l’air précieux trésor, plus loin, si on allait plus loin et pourquoi faire, on découvrirait tout englué un mouchoir abandonné et si on en restait là pour s’asseoir et oublier le dépotoir ?

La famille qui venait s’y installer, fit propre son petit carré de verdure, surtout la maman s’était activée avec son petit débardeur d’été, s’abaissa ça et là pour donner à la cadette une sucette, à son garçon que des bêtises celui-la une tapette, à l’aînée un doux baiser, cette mère s’abaissait distribution des portions pic-nique, s’abaissait et lui en montrait à son amie, déjà installée sur un matelas gonflable et gonflé pour sa séance au soleil, en bikini, le charmant des balconnets qui soutenaient une gorge où elle avait passé la main plusieurs fois par le passé, et ce qui s’était passé là, ce moment elle ne pouvait que bien difficilement s’en passer.

L’herbe fut débarrassée d’un papier d’emballage aluminium de chewing-gum, d’un étui de cigarettes défoncé, d’un reste d’une définition oubliée, le plaide étalé près de l’amie qui quémanda la douce application sur son dos de la crème solaire.

Tandis que les enfants s’ébattaient sur l’herbe, pour une fois qu’ils ne se chamaillaient pas, la mère charmante amie s’appliquait sur cette peau charmante amie en bikini à faire s’envoler les parfums vanillés que le vent se chargeait léger, mutin avec cette douce odeur, de lui faire la cour, de s’approcher d’elle, de cette feuille que son désir caressait depuis ce matin, elle ne saurait résister, il l’emporterait, l’arracherait de sa captivité, ils s’enfuiraient, ils feraient leur vie…, et peu importe l’avis des parents les gamins dans l’herbe se battaient, se chiffonnaient, non leurs maillots de bain ne résisteraient pas à ce genre de brutalité, la mère, les mains grasses, menaçantes, luisantes, demanda la paix, les doux jeux qui la ramèneraient près d’elle, de l’échancré, des cuisses, de ces mollets, de son entre ses jambes légèrement écartées, le tissu retroussé naissance des fesses qu’elle masserait lait crème pommade après soleil institut de beauté le jeu préféré de ces dames en feuilletant un magazine qui leur définirait ce qu’était la beauté, comment on devait aimer, et quel homme alors aurait pu assouvir le plaisir de ces dames à ce frôler, se coiffer longuement, se repasser onguents et produits variés dont les emballages finiraient dans l’herbe…

Fatos, la gamine que cette histoire avait jusque là un peu ignorée, eut vent du peu d’innocence du jeu que sa maman proposait à cette partenaire qu’elle avait aperçue dans un déshabillé un jour que les choses s’étaient passées, depuis quelque temps maman ne se passait plus de son amie, en rentrant plus tôt de l’école, qu’elles furent toutes surprises… on en détourna les regards, certaines pour s’innocenter et la petite pour ne pas savoir, pas tout à fait…,

mais dans l’herbe, tout à fait jalouse, de voir sur le fait accompli, mal dissimulé par la revue et les modèles de bikini, se baiser sa mère et la pimbêche, ce baiser, long, rouge à lèvres pulpeuses, gras appliqué, sur les bouches à bouche, sourires entendus qui brisa le pacte silencieux de la fillette, colérique, qui en débattit avec son frère, à coup de poings larmes et cris, à propos d’une poupée qu’il lui avait subtilisée, et qu’il menaçait tout simplement de démembrer, déjà que ces doux yeux paupières aux cils soyeux s’étaient bloqués, déjà qu’elle avait du se crêper le chignon pour ne pas lui ressembler à cette pimbêche de malheur ; lui ne comprenant rien c’est leur affaire et maman aime papa, mais toi tu ne l’aimes pas cette dame c’est ton affaire !

 

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et l'amie de maman
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Samedi 19 mai 2007

Son nez sur le muguet, à s’y frotter joyeusement, à ressentir heureusement, comme une longue promenade en surface la place où le vert est étalé sur la feuille, puis loucher bizarrement sur la tige, en remontant lentement jusqu’aux bourgeons qui écloront comme convenu, prévu le premier du mois de mai. Touchez-les ceux là du bout de son nez, dont la petite pointe caresse l’odeur qui ornera clochette au blanc immaculé, mais pour le moment la pointe de parfum, piquante et légèrement poivrée, se trouve dans la gangue enfermée, il faut attendre ce qui est prévu, ce qui est dans les statuts et que tout soit fin prêt pour le défilé.

Dans l’enfermé, les molécules odorantes se délivraient, elles ne voulaient aucunement de l’ouverture officielle, elles n’attendraient pas que de l’extérieur on déclarât la journée fériée pour se carapater de là, elles s’évadaient en profitant de l’aquilin du nez venu se mettre au parfum, pour embarquer. Où allait-on de cette manière un peu cavalière ?

D’aucunes en eussent même vaguement quelque connaissance, pour le moment il s’agissait en vagues successives d’attraper l’extrémité du museau se frottant délicatement le long de la tige qui déployait ses charmes et ployait doucement sous la pression subtilement exercée par l’extrémité de l’appendice nasale, organe désormais tout à fait bouché où règne une confusion de bousculades, une concentration telle qu’elle en devient parfum, où l’on se plaint d’un manque de place, où l’on étouffe, si bien que dans chaque narine ce n’est plus le muguet qui sent bon, non, ne reste que l’affreuse sensation de poil à gratter qui s’amplifie et monte, et gratte, gratte, monte, monte, la chose en devient intenable, irrépressible et conduit inéluctablement à l’éternuement, dont le fruit affreux, mûrit dans les affres verdis, dégouline savamment du nez en une danse spiralée, laissant une trace baveuse, une sorte de queue verte qu’il tresse derrière lui, cette chute gluante le long de la brindille est décélérée et s’arrête, maintenue par la corde tendue, crotte verte écœurante qui accroche son postérieur à ce qui sera plus tard une fleur…

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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Vendredi 18 mai 2007

Monsieur l’éléphant n’avait pas toutes ses dents, celles de devant, celles d’avant quand il était fringant, quand il avait auprès des femmes le succès, quand un sourire de lui faisait qu’elle se pâme, d’ailleurs au cirque où il avait été vedette admirée choyée nourrie logée caravane toujours en déplacement mais n’en parle-t-il pas des inconvénients du métier, il faut simplement rappeler qu’à ses pieds, dans un tonnerre d’applaudissements, elle était couchée, souriante, palpitante en costume léger pailleté la fille du dresseur, un mauvais coucheur toujours de mauvaise humeur à brayer, exagérer, à le fatiguer, le sermonner, le faire asseoir, le faire tourner en bourrique autour ou sur la barrique, et puis comment un jour l’avait-on expédié en Afrique, cela il le cache au fond de son âme, car en colère après l’infâme, le père sévère qui lui donnait, le soir des représentations, le fouet les cris dans l’appartement les cavalcades sauvages après sa fille toujours sur le départ de quitter la maison et qui menaçait de se suicider avait mis menaces à exécutions et sous le pied poids lourds de monsieur l’éléphant s’était faite écraser broyée poitrine cotes intestin foie rate chair à pâté en fait elle était morte étouffée rapport légiste par rapport au crime, monsieur le dompteur au trou, monsieur l’éléphant à la savane parmi lions tigres rapaces moustiques qui piquent toutes les journées et le soleil harassant labeur de vous chauffer la tête toute la journée en sueur et qui tourne en vertige de fièvres, ha ça à l’étranger quand on est pas habitué que jamais on a aussi loin voyagé ; car jusque là monsieur l’éléphant avait été patient passager de Paris Lille ou peut-être un jour sa plus lointaine destination avait été Marseille.

Monsieur l’éléphant l’air triste ou maussade et zézayant l’histoire à ses enfants qui essuient les crachats de ce monsieur qu’il faut écouter soit bien sage, ce qu’il dit quand en savane abandonné malade et non vacciné il cherche caravane, sa paille, sa grande écuelle pleine d’une eau que cet imbécile de père à la manque qu’il aille ou bon lui semble, ha tient donc on l’a mis en prison ce n’est pas étonnant regardez comme cette eau que je suis censé boire ressemble à un poison, et un jour j’avais perdu mes dents, celles de devant, mais il est tard et demain je vous dirai comment.

Monsieur l’éléphant donnait le soir des cours d’histoires longues très souvent que les enfants accroupis chassant postillons recueillis sur une joue fraîche rose parfum d’avant quand j’étais petit raconterai l’un à ces petits j’écoutais avidement monsieur l’éléphant avec une attention qui le soir prés de minuit ouvrait la porte, secrète enfouie au fond des inconscients, petits enfants qui ne savent pas encore que ces histoires longuement répétées finissent rêves et contes éveillés endormis adultes on ne sait plus comment tout cela fini.

Monsieur l’éléphant tôt, le matin mal réveillé, jeûne forcé, mal de tête affreux contre la paroi de sa caisse, cognée durant tout le trajet où nul paysage n’avait paru, où nulle odeur connue n’avait su s’insinuer dans la meurtrière où avait succombé une bien pauvre lumière, et puis à l’ouverture dans ce lieu inconnu, savane lui avait-on discrètement à ses grandes oreilles qui en avaient frémi, glissé… Les enfants faites donc attention pendant les dictées de clairement agencé verbe et complément sinon on ne comprend pas que monsieur l’éléphant ne comprenne absolument pas où il se trouve et comment se nomme cet endroit et pourquoi en ces tempes ne cesse le bourdonnement, la contrainte d’un serrement là-dedans, dans sa tête ça valdingue et puis en plus le ventre vide et avec ça le décalage horaire et ces horreurs de moustiques qui piquent, qu’est ce que c’est que ce pays si vous croyez que je vais y rester, et l’idée fait son chemin, l’idée de monsieur l’éléphant qui parcours dix mètres et laisse tomber qu’on en finisse et bien mon ami dirait je ne sais pas qui pourrait dire cela si vous avez une idée les enfants et bien dites-la moi où en étais-je dans ce récit ?

Monsieur l’éléphant pense, allongé, disons, ramassé en boule et sans colère pour autant, il pense vraiment longuement toute une journée et la nuit passent et le matin tremblant il pense sa dernière arrivée, mais rien à faire pas de représentation le soir, pas de cavalière brune légère sautillante lui gratte le dos chatouilles qui l’envahissent… la femme souvenir, la femme qu’il a…, et bêtement encore, du poids du corps, mais n’y songeons plus c’est du passé, c’est écrasé disparu et des filles comme ça ne courent pas les rues, de toute façon dans ce lieu pas de rue, pas de passant m’admirant trompe en l’air et barrissement de tous les diables à Paris j’en faisais du tintouin, comme alors on m’acclamait moi le roi, le roi du cirque, le roi des rois… voilà à quoi pense bête couchée comme pour se rappeler le bon temps, pis de ces amours enterrés depuis n’y pensons plus se suppliait-il, mais elle était de toutes ces pensées, toujours vers elle sourire caresse et des mots si tendres et son parfum quand elle lui causait allongée dans le foin chez lui devant un verre cigare aux lèvres whisky soda mais surtout sans glaçon je n’aurais pas aimé le froid, rêveur d’être homme, un vrai, un roi…

Mais monsieur l’éléphant voit bien qu’abandonné comme ça carcasse pourrirait ne laissant qu’au temps crane et défenses d’éléphant sa condition de tout temps.

Au bout d’un bon moment, tout de même il ne faut pas exagérer, on a beau dire que c’est l’étranger autres mœurs et us et coutumes certes, que l’on serve à des heures indues passe encore, mais que personne, pas âmes qui vivent à part ces damnés moustiques qui piquent donnent douleurs vives gratte urticaire cloques sur le qui vive que c’est pas beau à voir scrofule, c’est l’heure, le ventre vide, la panse à force de penser, j’ai faim se dit monsieur l’éléphant, à force d’attendre ma fin racontait monsieur l’éléphant qui n’avait pas toutes ces dents et pourquoi monsieur l’éléphant n’avez-vous pas toutes vos dents ? la question ne se posait pas alors, j’avais faim et le trafique des moustiques qui piquent m’avait mis dans une colère, puis dans un marigot que j’avais avisé lors de mes longues pensées que je te l’avais véritablement bien écrabouillé la fille qui m’avait déclaré pour toi chéri je donnerai ma vie, et le père fouettard qui s’est pas gêné pour la pousser, loin dans ces fichus derniers retranchements, je ressasse, je remâche, je remarche oui que ça fait du bien la boue, ce bain-la paradis ô! extase laisse-moi dire ta poésie quand on est dans son bain on fait des grosses agitations, des remous de plaisirs qui vous prennent tout à loisir, et puis-je vous dire cette sensation de liberté comme de se sentir flotté ; porté voilà c’est bon les moustiques sont crevés, ma peau cicatrisée, la boue séchée cuirasse blindage anti-moustique et le repas toujours pas servi, non de non, en résumé après que les moustiques m’eurent piqué au vif, le bain de boue m’avait remis sur pieds !

Monsieur l’éléphant qui n’a plus toutes ses dents, revit intensément devant son auditoire ce qu’il en a bavé pour en arrivé là, savane abandonné faim.

C’est bien difficile d’avoir comme un crime qu’on a pas commis sur la conscience, c’est compliqué de se trimbaler avec ça comme un poids mort tous les jours qu’on pourrait s’en faire le deuil, tous les jours qu’on est lourd comme ça la larme à l’œil, tous les jours qu’on s’inquiète, qu’on se demande, qu’on finit par se sentir, mais pas soi, coupable, comme si on avait usurpé le corps de l’autre, espèce de disparue à la manque, femme de petite vertu comme tu me manques bon sang ce que je t’ai aimée avant de te perdre et de me retrouver si seul ici mais j’ai faim, si faim.

Monsieur l’éléphant qui est si triste, monsieur l’éléphant qui n’a plus toutes ces dents, celles d’avant… disent les enfants.

En savane, majestueux, posément s’avance l’éléphant, monsieur !… cet animal aux belles allures, aux façons de géant a dans sa carrure, monsieur, madame, mademoiselle, pour vous, en première mondiale Rudy et Jessica Light et leur éléphant ! acclamations tonitruantes roulement de tambours… et monsieur madame mademoiselle faites silence car le numéro qui va être exécuter devant vous, en première mondiale, est des plus terribles et des plus dangereux, des plus formidables…

Le tambour cesse battement, les cœurs comme à l’arrêt, et le silence spectateur rode fantôme cloue à chacun le clapet c’est un tue murmure qui passe très près, trop prés et je levai la patte pensais-je, y repensais et je levai la patte, et je…

C’est ça, comme un éléphant de malheur, je…

Monsieur l’éléphant qui n’a plus toutes ces dents s’il te plait demande les enfants…

Quand je pense que c’est à cause de ces satanés moustiques qui piquent que je me suis relevé, oui retenez bien la morale de cette histoire : de petites choses vous ramène à faire des grandes choses, où en étais-je ?

J’avais faim, faim et j’attendais, franchement ils exagèrent, le service n’est plus ce qu’il était, c’est qu’à ce moment monsieur l’éléphant ne réalise pas encore ce qu’est la solitude, à ce moment monsieur tu ne sais qu’appeler maman, et t’attends quoi pour bouger tes fichus fesses et bien si je le savais me disais-je et c’est ainsi, trompe au vent odeur de foin baobab racines fraîches mémoire reptilienne, mémoire d’éléphant c’est comme si je me rappelai une centaines de pas après le baobab, se trouve forêt végétaux et de mes semblables le troupeau, je m’en souviens comme si c’était hier, avant qu’ils ne soient décimés, calcinés, les défenses d’ivoire expédiées aux quatre coins des mondes pour les oublier, ne plus les voir cette espèce de, qui vous broie du noir comme si tout était sans espoir.

Je me souviens comme si c’était hier d’avoir eu si faim, une faim incommensurable comme si c’était hier qu’il fallait s’avaler, ça ne passe pas, la nourriture à l’étranger, ballonné, encombré…

J’allais au coin, malade, turista, tiens voilà les souvenirs que j’aurais ramenés… j’aurais bien aimé voir pour une fois le père sévère qui me servait de vétérinaire, à part sa fille qui me faisait un bien fou, il avait des potions miracles, c’est fou comme de… sa fille je pouvais tout de même pas l’écrabouiller comme ça, crotte, crotte, non dans ce coin, retiré j’avais la diarrhée et de terribles tremblements et l’horrible pet et le pouls filant, de la fièvre des sueurs la langue pendante les yeux révulsés la trompe à l’envers bloquée bouchée une grosse épine à la patte, j’ai vu pourtant le pédicure et dernièrement mon médecin m’a prescrit mais ne le dites pas cela ne se vend pas en pharmacie un médicament qui m’aurait rajeuni et j’ai aussi pour mon arthrite un baume des anciens extraordinaire ce qu’il me fait comme bien mon cardiologue me disait hier de prendre rendez-vous chez le cancérologue vous en connaîtriez un de bien pas cher et qui puisse vous croyez vous pensez qu’il pourrait me recevoir sans me décevoir car demain c’est décidé je change de médecin vous n’avez pas idée de ce que je peux avoir mal au popotin d’aller tous les jours crotte, crotte la selle c’est affreux dégouline comme elle peut-être liquide ma bonne dame c’est un jeune il est de première et m’enlevait ma dernière dent de derrière pour un bridge que j’ai eu pour cinq cent c’est un peu cher mais avouez regardez j’ai désormais toutes les dents surtout devant j’en étais bien gêné et bien sachez que j’ai un diététicien vraiment très bien mais en ce moment je n’ai pas faim c’est sans doute quelque chose qui ne passe pas comme une écuyère j’ai beau prendre du sirop en cuiller crotte, crotte ça ne, c’est coincé, pousse, pousse j’en ai plein le derrière et l’anus dilaté irrité, crotte…

Monsieur, monsieur l’éléphant chuchote un enfant…   

J’étais vivant, j’avais mangé jusqu’à m’en rendre malade, j’avais rendu, crotté et en avais plein le cul pardon, pardon cela m’a échappé gaz, pestilentiel je vous dirai demain, oui demain…

Monsieur l’éléphant qui n’avait plus toutes ces dents, celles d’avant, continuait d’avancer en savane africaine, Afrique lui avait-on glissé dans l’autre oreille, lui qui faisait le sourd qui ne voulait rien entendre des explications comme quoi il était innocent et c’est pour ça qu’on te débarque mon beau, en jungle près de scorpions mortels serpents tueurs fauves carnassiers, bon c’est l’heure faut qu’on se sauve et toi ma foi débrouilles-toi avec ça elle est morte par toi écrasée salut la compagnie enterrement quatorze trente heure de Paris ni fleurs ni couronnes cimetière de pas le temps d’achever…

En deuil c’est un peu être étranger ou y être seul territoire inconnu la première fois, mais monsieur l’éléphant a toute la mémoire, un mémoire énorme qui se souvient jusqu’à tous les deuils, qui irait plus loin jusqu’au premier, monsieur l’éléphant dit qu’il ne sait plus ce qu’il dit, que mes enfants il ne faut pas toujours m’écouter avec mes histoires du passé, soyez beaux joyeux je vous dirai demain, je vous dirai demain toujours, peut-être un jour je ne serais plus, peu importe j’en ai fait mon deuil, n’écoutez pas, je vous en prie je suis, je suis aujourd’hui triste un peu, passons…

Monsieur l’éléphant qui n’a, on le sait mais il se répète inlassablement, pas toutes ces dents, s’était trouvé seul et abandonné sur les lieux de la mémoire, à mille lieux de ces habitudes sans histoire, avec sur le cœur trop de malheur monsieur, trop de malheur à se trimballer une peine de cœur ne me quitte pas je t’aime tu es la seule nous irons au bout du monde pour toujours et autres fariboles, je l’ai tué je ne mérite pas d’exister je suis coupable qu’ai-je fais et autres questionnements, à savoir si la vie vaut d’être vécue sans elle ou qui suis-je, que suis-je et quoi ?

Nous rappelons à monsieur l’éléphant qui n’a pas toutes ces dents que nous, aimable auditeur, aimerions savoir le pourquoi de la disparition des dents celles de devant, celles d’avant ; et bien allez à la fin de l’histoire où je suis mort et enterré puisque c’est ça que vous voulez ou supportez-moi, soyez en vie même dans l’ennui ou la peur ou la culpabilité, sachez que les enfants vous regardent et attentivement pour savoir quoi faire de la leur, ne leur donnez pas de leurre avec vos faux-semblants, car pour l’heure ces petits êtres humains veulent de vous l’exemple, et de ce point ils peuvent penser ce que sera la leur et monsieur, penser une vie ce n’est pas rien.

Monsieur l’éléphant, devant les enfants, s’énerve qu’on vienne à l’interrompre à tout bout de champ, il reprend son calme et le fil interrompu d’une histoire conte rêve et s’endorment les enfants à demain à demain je vous dirai toujours demain.

Monsieur l’éléphant qui n’a plus toutes ces dents, il en fait toute une histoire, pour tout dire c’est la sienne autant vous dire qu’il mettra le plus de temps qu’il faudra pour vous raconter le comment du pourquoi pas en cinq minutes comme ça c’est du n’importe quoi, à ce tarif là courrez directement au suicide de Jessica surprise un matin dans les bras d’un margoulin et le père fouettard de dire que ça ne se passera pas comme ça et monsieur l’éléphant d’être réveillé et de sursauter et d’apercevoir Jessica amourachée d’une espèce d’abrutis de service qui lui avait comme ça, sans crier gare arraché sa belle et avec ça de s’être rouler et des pelles et des pelles dans son foin on ne joue pas avec sa nourriture et non de dieu de barrire de s’être fait tromper par cette sale gosse, cette morveuse et on sait déjà comment tout ça va finir mal, ça fait mal toujours, revenir à tout ça fit monsieur l’éléphant, je m’en souviendrais toujours à vouloir à toutes forces l’oublier.

Mon premier gros chagrin, c’est à dire que sur le moment, je dois avouer ne pas y penser, je pose la patte, c’est mou, c’est flasque, l’autre gueule, comme toujours, je fais la sourde oreille, le bête quoi, je fais exprès ou quoi, ce que tu peux être lourd des fois, oui et alors j’aimerais tant que les choses soient comme ça, que ce soit bien moi qui la zigouille, qui l’écrabouille, qui l’aplatie qui l’aplanie qui la surface une dimension d’espace tu vois géométrique mathématique concept rien de vivant là-dedans comme ce jour est béni si c’était comme ça, je sera allé en taule, mon bon monsieur, au petit matin j’en prendrai pour mon grade un café noir brûlant, un dernier sacrément pauvre curé, il a de la peine à voir binocles épais traits tirés pauvre bougre soutane crottée, crachin dehors matin froid comme tu es blême, extrême onction à tout à l’heure mon pote quand ma tête sera dans un panier tombée souriante voilà c’est terminé de ma culpabilité, comme ça serait bien…

Monsieur l’éléphant susurre un enfant…

Au pardon, désolé, que racontais-je, oui donc monsieur l’éléphant qui n’a, à vous les enfants, plus toutes ces dents, ce monsieur donc meurtri par l’existence, abandonné, meurtri, certes ce sont ces sales loustics de moustiques qui te piquent, affamé, baigné dans la boue toujours les moustiques qui te guettent, puis un mal de crane terrible, dû soit à la mémoire soit au décalage horaire, ensuite vous ai-je bien raconté mes terribles maladies, et la fois ou je rencontrai après m’être donné un peu d’allure, du fier à bras, du solennel en savane posément majestueux savamment s’avance l’éléphant, ma belle !

Monsieur l’éléphant qui n’a pas, qui n’a pas quoi, vous ne savez déjà plus, voilà pourquoi toujours il faut vous répéter sinon vous ne savez pas tout, vous avez déjà oublié, plus de question et que seriez-vous devenu ?

Monsieur l’éléphant qui n’a pas toutes ces dents celles de devant, celles d’avant quand devant cette inconnue le voilà tout retourné, il en perd la tête et se trompe totalement. Dérisoire il lui présente son derrière massif où sa queue vole au vent chasse mouche pour elle tourbillonne, chasse surtout moustique qui pique qui pique, il est un peu loin le bain de boue, et je ne sens pas terriblement se disait monsieur l’éléphant qui se gratte, n’ose pas s’avancer ou reculer, car dans quel sens déjà faut-il aller donner à sa vie une femme exquise beauté qui se moque de lui, rit à en perdre mâchoire, il bouge, il aurait aimé être subtile : chère amie laissez-moi vous ouvrir cette porte, veuillez, dans ce salon décorum or au plafond, moquette épaisse où chuchotent les pas, prendre place assise, et d’écarter de la table la lourde chaise Louis X avec un style inconnu, une façon qu’il avait exquise qu’il s’agisse pour la longue traîne robe de mariée d’avoir l’espace requis puis de chantonner baryton berceuse mots sirupeux liqueurs ô ma mie laissez-moi par amour vous offrir fleur senteur d’orient et par cette guitare accompagnée les moments de votre présence de notes suaves et douces d’accords recherchés dans une musique romantique piquent les moustiques cochonneries, sales bêtes, j’avoue j’étais bien empoté, bien embêté, bien déjà amoureux d’une inconnue au sourire, au rire rien de plus piquent les moustiques, pique droit au cœur l’amour de cette belle, oubliée la Jessica des malheurs. Et voilà c’est comme ça que je suis devenu si vieux les enfants qu’un jour j’ai perdu les dents de devant celles d’avant, mais bien heureusement je ne vous dirai pas comment ! Car il est des affaires où il ne faut pas mettre…

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et les bestioles
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Mercredi 16 mai 2007

Vint une horrible sorcière avinée, abîmée aussi bien de tout son intérieur (elle avait pris de la bouteille) que de l’aspect crevassé qu’elle présentait titubante et tonitruante de quelques jurons qu’elle beuglait plus qu’elle n’aurait pas pu les prononcer, prise dans son éthylisme, un ravin où elle enfermait soigneusement sa réalité, la pauvre. Elle se sentait coupable d’avoir tué, elle voulait oublier qu’elle avait bu paroles : « voyez-vous les enfants ça coûte trop cher » lui avaient-ils argumenté, il faut s’en débarrasser, il faut se soustraire des difficultés avaient-ils calculé pour lui démontrer d’abord floue l’hypothèse, puis la théorie s’était formulée découlant du principe, ma bonne dame empoisonnez-moi ça, pour nous il est question de partir, il est grand temps pour eux de mourir, nous ne pouvons plus les nourrir, nous sommes de bons parents, nous avons eu fée crédit toujours disponible à notre logis.

__ En effet tous les jours, largement au-dessus de nos moyens nous formulions les vœux d’obtenir quelque chose pour eux qu’il faille avoir dans la journée la babiole à la mode, le gadget dernier cris de la technicité, obtenir des choses et d’autres, avec la nouvelle couleur, trouvées sur catalogue. Nous aimions nos enfants comme nous avions chéri nos chevaux sauvages, nos carrosses, nos nuits de noces, chaque jour, renouvelées et voilà que notre fée du logis se mit à rechigner, à nous dire, prétendument, que nos trois vœux fussent épuisés, or nous aimions nos enfants et pour eux aucuns miracles à nos yeux n’étaient assez grands, il nous fallait une nouvelle fée. Nous fîmes diligence et en galopades à droite, à gauche et en correspondances aux quatre coins du royaume nous fîmes connaître exigence rançon que devait verser pour nous la société de consommation. Une nuit, nous nous rendîmes rendez-vous royaume des ténèbres, exigeons notre dîme, nous sommes extrêmement pressés, aux abois, soyez bon prince et nous saurons demain comment vous rembourser, oui, nous signons là et là, oui c’est une reconnaissance de dettes, oui les hypothèques sur nos futures emplettes, gages à effet rétroactif, crédit fluctuant à vingt pour cent, et oui qui a taux augmentant, question paperasses vous vous y connaissez, signons, signons pacte avec le diable, signons de notre sang sur la tête de nos enfants, c’est pour eux le jacuzzi où barbotte l’amant de madame, pour eux le palais des glaces où se mire mille et merveilleuse la maîtresse de monsieur, pour eux, pour eux toutes ces choses éducatives qui pendant ce temps les occupent. Monts et merveilles aux parents furent promis, il leur suffisait simplement de pervertir par un sort maléfique dit à l’envers la fée du logis, et de lui demander villa américaine avec piscine karting piste de ski long drink à la terrasse vue panoramique sur les sports d’hiver soleil toute l’année plage à cocotiers et ce beau black pour elle et cette métis pour lui une délice or les enfants, c’est embêtant, toujours à vous réclamer, voyez-vous nous les aimions tant que pour eux nous étions prêts à tout donner.

De sorte que la fée fût convoquée chaque jour à exaucer un nouveau miracle au catalogue vente par correspondance ou vu à la télévision heureux vivez donc comme une star américaine ça c’est le paradis, et de choses et d’autres en réclame les catalogues en regorge deux cent cinquante pages l’été et cet hiver ils ont totalement changé formes teintes… en conséquence de quoi la fée le jour faisait des heures supplémentaires et pour satisfaire totalement la demande du marché, et pour suivre les plans marketing économie mondialisée, surmenée, tant pis, elle prit la nuit un travail de sorcière, exécutait alors, parmi d’autres noirs desseins, un à un les caprices d’un père d’une mère qui n’avaient d’autre désirs que d’amener des choses à leurs enfants, nous les aimons tant se plaisaient-ils à leur répéter en vaquant à des occupations qui les accaparaient presque tout le temps.

Or le mauvais sort dit à l’envers, diabolique s’acharnait sur notre fée ou sorcière, elle devint alcoolique d’abord tient c’est parce que ça rend bucolique tiendrait-elle ce discours si debout tanguait un peu moins, et puis ça te fait artistique tu sais quand tu donnes comme moi dans le fantastique alors du quotidien tu sais plus le coté dramatique, t’oublie quoi tu bois ce que je veux dire, ma chérie t’es saoule comme une barrique disait d’elle la rumeur publique on s’en fou, allez prend t’y un tit canon, je te dis que c’est pas de la bibine ça et voilà comment pour la fée tout a basculé, un jour de tempête, la nuit bourrée jusqu’à l’obscurité, à faire la sorcière dans le noir, de son balai, chuta, lourdement, se fit un tour de rein, baguette magique perdue et toute bossue, elle revint, titubante, une bouteille à la main, son habit déchiré, maculé de vomi, à cette demeure encombrée d’éléphants roses, de clochettes tintinnabulantes qui faut gueuler pour que ça s’arrête ce putain de boucan se livrait-elle à de tels hurlements, ivre morte, elle tomba parmi des choses souvent dérangées par des mômes.

Le lendemain, où était-elle, quand était-elle, à peine dégrisée, cherchant avec peine la bouteille qu’elle avait déjà la main dans un flou, qu’elle embrassa avide du goulot c’est vide qu’elle déclara, elle bégaya aux parents que tous les pouvoirs lui avaient été retirés sauf quelques maléfices dont ils pouvaient, sans doute, avoir bénéfice, la maison fait crédit !, et que cette eau sans malice se transforme en vin pour mon caprice, à cette tirade elle but une rasade, t’en veux pas un coup mon gars dit-elle tira les cartes annonça malheur pauvreté, ingurgita la-dessus mon petit t’en veux pas une lampée de ce nectar, tiens tu vois ces choses que vous avez là ne sont plus votre propriété, elle tira de sa poche trois pommes empoisonnées et comme pourries que vous pourrez toujours donner ça à vos enfants, ce qui fut fait, car ce sont de bons parents qui a la dette sacrifient leurs enfants, on déclara dans la soirée une petite morte, un cadet hospitalisé, l’aîné que les choses n’intéressaient pas fit venir les forces de l’ordre à qui les parents déclarèrent que tout ça c’était pour leurs enfants, pour eux, pour eux, nos enfants que nous aimons tant ! 

Vint cette horrible sorcière, qui d’autre pouvait être coupable, complètement courbée par le poids des ans ou des responsabilités, si fatiguée, on avait bien eu du mal à la désintoxiquer et poursuivant le programme on l’avait lâchée en pleine nature, attendant d’elle prompt rétablissement ou complète transformation, où elle ramassa brindille, secoua moi ça, changea moi ça, formula magique moi ça, dansa moi ça, chanta moi ça, exauça moi ça, ça pour ça le grand moi ça griot d’Afrique, moi ça j’étais sachez jeune blanc bec moi ça vie antérieure fée au logis, sorcière destituée, et un jour fillette rencontrée et moi ça je ne sais pas, comment moi ça me retrouva en Afrique toujours est-il que je vous doit l’histoire de l’éléphant, écoute bien moi ça :

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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