Monsieur l’éléphant n’avait pas toutes ses dents, celles de devant, celles
d’avant quand il était fringant, quand il avait auprès des femmes le succès, quand un sourire de lui faisait qu’elle se pâme, d’ailleurs au cirque où il avait été vedette admirée choyée nourrie
logée caravane toujours en déplacement mais n’en parle-t-il pas des inconvénients du métier, il faut simplement rappeler qu’à ses pieds, dans un tonnerre d’applaudissements, elle était couchée,
souriante, palpitante en costume léger pailleté la fille du dresseur, un mauvais coucheur toujours de mauvaise humeur à brayer, exagérer, à le fatiguer, le sermonner, le faire asseoir, le faire
tourner en bourrique autour ou sur la barrique, et puis comment un jour l’avait-on expédié en Afrique, cela il le cache au fond de son âme, car en colère après l’infâme, le père sévère qui lui
donnait, le soir des représentations, le fouet les cris dans l’appartement les cavalcades sauvages après sa fille toujours sur le départ de quitter la maison et qui menaçait de se suicider avait
mis menaces à exécutions et sous le pied poids lourds de monsieur l’éléphant s’était faite écraser broyée poitrine cotes intestin foie rate chair à pâté en fait elle était morte étouffée rapport
légiste par rapport au crime, monsieur le dompteur au trou, monsieur l’éléphant à la savane parmi lions tigres rapaces moustiques qui piquent toutes les journées et le soleil harassant labeur de
vous chauffer la tête toute la journée en sueur et qui tourne en vertige de fièvres, ha ça à l’étranger quand on est pas habitué que jamais on a aussi loin voyagé ; car jusque là monsieur
l’éléphant avait été patient passager de Paris Lille ou peut-être un jour sa plus lointaine destination avait été Marseille.
Monsieur l’éléphant l’air triste ou maussade et zézayant l’histoire à ses enfants qui essuient les crachats de ce monsieur qu’il faut écouter soit
bien sage, ce qu’il dit quand en savane abandonné malade et non vacciné il cherche caravane, sa paille, sa grande écuelle pleine d’une eau que cet imbécile de père à la manque qu’il aille ou bon
lui semble, ha tient donc on l’a mis en prison ce n’est pas étonnant regardez comme cette eau que je suis censé boire ressemble à un poison, et un jour j’avais perdu mes dents, celles de devant,
mais il est tard et demain je vous dirai comment.
Monsieur l’éléphant donnait le soir des cours d’histoires longues très souvent que les enfants accroupis chassant postillons recueillis sur une
joue fraîche rose parfum d’avant quand j’étais petit raconterai l’un à ces petits j’écoutais avidement monsieur l’éléphant avec une attention qui le soir prés de minuit ouvrait la porte, secrète
enfouie au fond des inconscients, petits enfants qui ne savent pas encore que ces histoires longuement répétées finissent rêves et contes éveillés endormis adultes on ne sait plus comment tout
cela fini.
Monsieur l’éléphant tôt, le matin mal réveillé, jeûne forcé, mal de tête affreux contre la paroi de sa caisse, cognée durant tout le trajet où nul
paysage n’avait paru, où nulle odeur connue n’avait su s’insinuer dans la meurtrière où avait succombé une bien pauvre lumière, et puis à l’ouverture dans ce lieu inconnu, savane lui avait-on
discrètement à ses grandes oreilles qui en avaient frémi, glissé… Les enfants faites donc attention pendant les dictées de clairement agencé verbe et complément sinon on ne comprend pas que
monsieur l’éléphant ne comprenne absolument pas où il se trouve et comment se nomme cet endroit et pourquoi en ces tempes ne cesse le bourdonnement, la contrainte d’un serrement là-dedans, dans
sa tête ça valdingue et puis en plus le ventre vide et avec ça le décalage horaire et ces horreurs de moustiques qui piquent, qu’est ce que c’est que ce pays si vous croyez que je vais y rester,
et l’idée fait son chemin, l’idée de monsieur l’éléphant qui parcours dix mètres et laisse tomber qu’on en finisse et bien mon ami dirait je ne sais pas qui pourrait dire cela si vous avez une
idée les enfants et bien dites-la moi où en étais-je dans ce récit ?
Monsieur l’éléphant pense, allongé, disons, ramassé en boule et sans colère pour autant, il pense vraiment longuement toute une journée et la nuit
passent et le matin tremblant il pense sa dernière arrivée, mais rien à faire pas de représentation le soir, pas de cavalière brune légère sautillante lui gratte le dos chatouilles qui
l’envahissent… la femme souvenir, la femme qu’il a…, et bêtement encore, du poids du corps, mais n’y songeons plus c’est du passé, c’est écrasé disparu et des filles comme ça ne courent pas les
rues, de toute façon dans ce lieu pas de rue, pas de passant m’admirant trompe en l’air et barrissement de tous les diables à Paris j’en faisais du tintouin, comme alors on m’acclamait moi le
roi, le roi du cirque, le roi des rois… voilà à quoi pense bête couchée comme pour se rappeler le bon temps, pis de ces amours enterrés depuis n’y pensons plus se suppliait-il, mais elle était de
toutes ces pensées, toujours vers elle sourire caresse et des mots si tendres et son parfum quand elle lui causait allongée dans le foin chez lui devant un verre cigare aux lèvres whisky soda
mais surtout sans glaçon je n’aurais pas aimé le froid, rêveur d’être homme, un vrai, un roi…
Mais monsieur l’éléphant voit bien qu’abandonné comme ça carcasse pourrirait ne laissant qu’au temps crane et défenses d’éléphant sa condition de
tout temps.
Au bout d’un bon moment, tout de même il ne faut pas exagérer, on a beau dire que c’est l’étranger autres mœurs et us et coutumes certes, que l’on
serve à des heures indues passe encore, mais que personne, pas âmes qui vivent à part ces damnés moustiques qui piquent donnent douleurs vives gratte urticaire cloques sur le qui vive que c’est
pas beau à voir scrofule, c’est l’heure, le ventre vide, la panse à force de penser, j’ai faim se dit monsieur l’éléphant, à force d’attendre ma fin racontait monsieur l’éléphant qui n’avait pas
toutes ces dents et pourquoi monsieur l’éléphant n’avez-vous pas toutes vos dents ? la question ne se posait pas alors, j’avais faim et le trafique des moustiques qui piquent m’avait mis
dans une colère, puis dans un marigot que j’avais avisé lors de mes longues pensées que je te l’avais véritablement bien écrabouillé la fille qui m’avait déclaré pour toi chéri je donnerai ma
vie, et le père fouettard qui s’est pas gêné pour la pousser, loin dans ces fichus derniers retranchements, je ressasse, je remâche, je remarche oui que ça fait du bien la boue, ce bain-la
paradis ô! extase laisse-moi dire ta poésie quand on est dans son bain on fait des grosses agitations, des remous de plaisirs qui vous prennent tout à loisir, et puis-je vous dire cette sensation
de liberté comme de se sentir flotté ; porté voilà c’est bon les moustiques sont crevés, ma peau cicatrisée, la boue séchée cuirasse blindage anti-moustique et le repas toujours pas servi,
non de non, en résumé après que les moustiques m’eurent piqué au vif, le bain de boue m’avait remis sur pieds !
Monsieur l’éléphant qui n’a plus toutes ses dents, revit intensément devant son auditoire ce qu’il en a bavé pour en arrivé là, savane abandonné
faim.
C’est bien difficile d’avoir comme un crime qu’on a pas commis sur la conscience, c’est compliqué de se trimbaler avec ça comme un poids mort tous
les jours qu’on pourrait s’en faire le deuil, tous les jours qu’on est lourd comme ça la larme à l’œil, tous les jours qu’on s’inquiète, qu’on se demande, qu’on finit par se sentir, mais pas soi,
coupable, comme si on avait usurpé le corps de l’autre, espèce de disparue à la manque, femme de petite vertu comme tu me manques bon sang ce que je t’ai aimée avant de te perdre et de me
retrouver si seul ici mais j’ai faim, si faim.
Monsieur l’éléphant qui est si triste, monsieur l’éléphant qui n’a plus toutes ces dents, celles d’avant… disent les enfants.
En savane, majestueux, posément s’avance l’éléphant, monsieur !… cet animal aux belles allures, aux façons de géant a dans sa carrure,
monsieur, madame, mademoiselle, pour vous, en première mondiale Rudy et Jessica Light et leur éléphant ! acclamations tonitruantes roulement de tambours… et monsieur madame mademoiselle
faites silence car le numéro qui va être exécuter devant vous, en première mondiale, est des plus terribles et des plus dangereux, des plus formidables…
Le tambour cesse battement, les cœurs comme à l’arrêt, et le silence spectateur rode fantôme cloue à chacun le clapet c’est un tue murmure qui
passe très près, trop prés et je levai la patte pensais-je, y repensais et je levai la patte, et je…
C’est ça, comme un éléphant de malheur, je…
Monsieur l’éléphant qui n’a plus toutes ces dents s’il te plait demande les enfants…
Quand je pense que c’est à cause de ces satanés moustiques qui piquent que je me suis relevé, oui retenez bien la morale de cette histoire :
de petites choses vous ramène à faire des grandes choses, où en étais-je ?
J’avais faim, faim et j’attendais, franchement ils exagèrent, le service n’est plus ce qu’il était, c’est qu’à ce moment monsieur l’éléphant ne
réalise pas encore ce qu’est la solitude, à ce moment monsieur tu ne sais qu’appeler maman, et t’attends quoi pour bouger tes fichus fesses et bien si je le savais me disais-je et c’est ainsi,
trompe au vent odeur de foin baobab racines fraîches mémoire reptilienne, mémoire d’éléphant c’est comme si je me rappelai une centaines de pas après le baobab, se trouve forêt végétaux et de mes
semblables le troupeau, je m’en souviens comme si c’était hier, avant qu’ils ne soient décimés, calcinés, les défenses d’ivoire expédiées aux quatre coins des mondes pour les oublier, ne plus les
voir cette espèce de, qui vous broie du noir comme si tout était sans espoir.
Je me souviens comme si c’était hier d’avoir eu si faim, une faim incommensurable comme si c’était hier qu’il fallait s’avaler, ça ne passe pas,
la nourriture à l’étranger, ballonné, encombré…
J’allais au coin, malade, turista, tiens voilà les souvenirs que j’aurais ramenés… j’aurais bien aimé voir pour une fois le père sévère qui me
servait de vétérinaire, à part sa fille qui me faisait un bien fou, il avait des potions miracles, c’est fou comme de… sa fille je pouvais tout de même pas l’écrabouiller comme ça, crotte,
crotte, non dans ce coin, retiré j’avais la diarrhée et de terribles tremblements et l’horrible pet et le pouls filant, de la fièvre des sueurs la langue pendante les yeux révulsés la trompe à
l’envers bloquée bouchée une grosse épine à la patte, j’ai vu pourtant le pédicure et dernièrement mon médecin m’a prescrit mais ne le dites pas cela ne se vend pas en pharmacie un médicament qui
m’aurait rajeuni et j’ai aussi pour mon arthrite un baume des anciens extraordinaire ce qu’il me fait comme bien mon cardiologue me disait hier de prendre rendez-vous chez le cancérologue vous en
connaîtriez un de bien pas cher et qui puisse vous croyez vous pensez qu’il pourrait me recevoir sans me décevoir car demain c’est décidé je change de médecin vous n’avez pas idée de ce que je
peux avoir mal au popotin d’aller tous les jours crotte, crotte la selle c’est affreux dégouline comme elle peut-être liquide ma bonne dame c’est un jeune il est de première et m’enlevait ma
dernière dent de derrière pour un bridge que j’ai eu pour cinq cent c’est un peu cher mais avouez regardez j’ai désormais toutes les dents surtout devant j’en étais bien gêné et bien sachez que
j’ai un diététicien vraiment très bien mais en ce moment je n’ai pas faim c’est sans doute quelque chose qui ne passe pas comme une écuyère j’ai beau prendre du sirop en cuiller crotte, crotte ça
ne, c’est coincé, pousse, pousse j’en ai plein le derrière et l’anus dilaté irrité, crotte…
Monsieur, monsieur l’éléphant chuchote un enfant…
J’étais vivant, j’avais mangé jusqu’à m’en rendre malade, j’avais rendu, crotté et en avais plein le cul pardon, pardon cela m’a échappé gaz,
pestilentiel je vous dirai demain, oui demain…
Monsieur l’éléphant qui n’avait plus toutes ces dents, celles d’avant, continuait d’avancer en savane africaine, Afrique lui avait-on glissé dans
l’autre oreille, lui qui faisait le sourd qui ne voulait rien entendre des explications comme quoi il était innocent et c’est pour ça qu’on te débarque mon beau, en jungle près de scorpions
mortels serpents tueurs fauves carnassiers, bon c’est l’heure faut qu’on se sauve et toi ma foi débrouilles-toi avec ça elle est morte par toi écrasée salut la compagnie enterrement quatorze
trente heure de Paris ni fleurs ni couronnes cimetière de pas le temps d’achever…
En deuil c’est un peu être étranger ou y être seul territoire inconnu la première fois, mais monsieur l’éléphant a toute la mémoire, un mémoire
énorme qui se souvient jusqu’à tous les deuils, qui irait plus loin jusqu’au premier, monsieur l’éléphant dit qu’il ne sait plus ce qu’il dit, que mes enfants il ne faut pas toujours m’écouter
avec mes histoires du passé, soyez beaux joyeux je vous dirai demain, je vous dirai demain toujours, peut-être un jour je ne serais plus, peu importe j’en ai fait mon deuil, n’écoutez pas, je
vous en prie je suis, je suis aujourd’hui triste un peu, passons…
Monsieur l’éléphant qui n’a, on le sait mais il se répète inlassablement, pas toutes ces dents, s’était trouvé seul et abandonné sur les lieux de
la mémoire, à mille lieux de ces habitudes sans histoire, avec sur le cœur trop de malheur monsieur, trop de malheur à se trimballer une peine de cœur ne me quitte pas je t’aime tu es la seule
nous irons au bout du monde pour toujours et autres fariboles, je l’ai tué je ne mérite pas d’exister je suis coupable qu’ai-je fais et autres questionnements, à savoir si la vie vaut d’être
vécue sans elle ou qui suis-je, que suis-je et quoi ?
Nous rappelons à monsieur l’éléphant qui n’a pas toutes ces dents que nous, aimable auditeur, aimerions savoir le pourquoi de la disparition des
dents celles de devant, celles d’avant ; et bien allez à la fin de l’histoire où je suis mort et enterré puisque c’est ça que vous voulez ou supportez-moi, soyez en vie même dans l’ennui ou
la peur ou la culpabilité, sachez que les enfants vous regardent et attentivement pour savoir quoi faire de la leur, ne leur donnez pas de leurre avec vos faux-semblants, car pour l’heure ces
petits êtres humains veulent de vous l’exemple, et de ce point ils peuvent penser ce que sera la leur et monsieur, penser une vie ce n’est pas rien.
Monsieur l’éléphant, devant les enfants, s’énerve qu’on vienne à l’interrompre à tout bout de champ, il reprend son calme et le fil interrompu
d’une histoire conte rêve et s’endorment les enfants à demain à demain je vous dirai toujours demain.
Monsieur l’éléphant qui n’a plus toutes ces dents, il en fait toute une histoire, pour tout dire c’est la sienne autant vous dire qu’il mettra le
plus de temps qu’il faudra pour vous raconter le comment du pourquoi pas en cinq minutes comme ça c’est du n’importe quoi, à ce tarif là courrez directement au suicide de Jessica surprise un
matin dans les bras d’un margoulin et le père fouettard de dire que ça ne se passera pas comme ça et monsieur l’éléphant d’être réveillé et de sursauter et d’apercevoir Jessica amourachée d’une
espèce d’abrutis de service qui lui avait comme ça, sans crier gare arraché sa belle et avec ça de s’être rouler et des pelles et des pelles dans son foin on ne joue pas avec sa nourriture et non
de dieu de barrire de s’être fait tromper par cette sale gosse, cette morveuse et on sait déjà comment tout ça va finir mal, ça fait mal toujours, revenir à tout ça fit monsieur l’éléphant, je
m’en souviendrais toujours à vouloir à toutes forces l’oublier.
Mon premier gros chagrin, c’est à dire que sur le moment, je dois avouer ne pas y penser, je pose la patte, c’est mou, c’est flasque, l’autre
gueule, comme toujours, je fais la sourde oreille, le bête quoi, je fais exprès ou quoi, ce que tu peux être lourd des fois, oui et alors j’aimerais tant que les choses soient comme ça, que ce
soit bien moi qui la zigouille, qui l’écrabouille, qui l’aplatie qui l’aplanie qui la surface une dimension d’espace tu vois géométrique mathématique concept rien de vivant là-dedans comme ce
jour est béni si c’était comme ça, je sera allé en taule, mon bon monsieur, au petit matin j’en prendrai pour mon grade un café noir brûlant, un dernier sacrément pauvre curé, il a de la peine à
voir binocles épais traits tirés pauvre bougre soutane crottée, crachin dehors matin froid comme tu es blême, extrême onction à tout à l’heure mon pote quand ma tête sera dans un panier tombée
souriante voilà c’est terminé de ma culpabilité, comme ça serait bien…
Monsieur l’éléphant susurre un enfant…
Au pardon, désolé, que racontais-je, oui donc monsieur l’éléphant qui n’a, à vous les enfants, plus toutes ces dents, ce monsieur donc meurtri par
l’existence, abandonné, meurtri, certes ce sont ces sales loustics de moustiques qui te piquent, affamé, baigné dans la boue toujours les moustiques qui te guettent, puis un mal de crane
terrible, dû soit à la mémoire soit au décalage horaire, ensuite vous ai-je bien raconté mes terribles maladies, et la fois ou je rencontrai après m’être donné un peu d’allure, du fier à bras, du
solennel en savane posément majestueux savamment s’avance l’éléphant, ma belle !
Monsieur l’éléphant qui n’a pas, qui n’a pas quoi, vous ne savez déjà plus, voilà pourquoi toujours il faut vous répéter sinon vous ne savez pas
tout, vous avez déjà oublié, plus de question et que seriez-vous devenu ?
Monsieur l’éléphant qui n’a pas toutes ces dents celles de devant, celles d’avant quand devant cette inconnue le voilà tout retourné, il en perd
la tête et se trompe totalement. Dérisoire il lui présente son derrière massif où sa queue vole au vent chasse mouche pour elle tourbillonne, chasse surtout moustique qui pique qui pique, il est
un peu loin le bain de boue, et je ne sens pas terriblement se disait monsieur l’éléphant qui se gratte, n’ose pas s’avancer ou reculer, car dans quel sens déjà faut-il aller donner à sa vie une
femme exquise beauté qui se moque de lui, rit à en perdre mâchoire, il bouge, il aurait aimé être subtile : chère amie laissez-moi vous ouvrir cette porte, veuillez, dans ce salon décorum or
au plafond, moquette épaisse où chuchotent les pas, prendre place assise, et d’écarter de la table la lourde chaise Louis X avec un style inconnu, une façon qu’il avait exquise qu’il s’agisse
pour la longue traîne robe de mariée d’avoir l’espace requis puis de chantonner baryton berceuse mots sirupeux liqueurs ô ma mie laissez-moi par amour vous offrir fleur senteur d’orient et par
cette guitare accompagnée les moments de votre présence de notes suaves et douces d’accords recherchés dans une musique romantique piquent les moustiques cochonneries, sales bêtes, j’avoue
j’étais bien empoté, bien embêté, bien déjà amoureux d’une inconnue au sourire, au rire rien de plus piquent les moustiques, pique droit au cœur l’amour de cette belle, oubliée la Jessica des
malheurs. Et voilà c’est comme ça que je suis devenu si vieux les enfants qu’un jour j’ai perdu les dents de devant celles d’avant, mais bien heureusement je ne vous dirai pas comment ! Car
il est des affaires où il ne faut pas mettre…
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