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Fatos et les bestioles, c'est la rencontre  avec les animaux, sortes de fabliaux
Fatos et l'éros, disons que je trouve ça érotique...
Fatos et l'amie de maman, amours féminines...

Texte libre

Mercredi 2 mai 2007

Il était une fois est posé sur la page blanche, déposé encore une fois pour commencer, c’est alors que commencerait toute l’histoire de la création, il était une fois la fillette sur son bureau accoudée, penchée, planchait dans le blanc immaculé.

Il était une fois Fatos était princesse ou bien fée, elle était très belle. Il était une fois la fin où un prince charmant demanderait à l’épouser, ce à quoi pour cette fois elle n’était pas prête, pas question pour le moment d’avec un inconnu convoler en justes et fastueuses noces et de recommencer toujours la même histoire d’avoir il était une fois beaucoup d’enfants. Le prince viendra accessoirement, second rôle, le prince fera la queue, attendra des heures avec des sueurs froides, des doutes avant de passer une audition où il se révélera lamentable, - si vous ne savez même pas votre texte (soyons sympa ce mec a carrément trop une belle gueule), non, non c’est du n’importe quoi… allez mon coco dégage, suivant !- Le voilà qui rentre en scène, montre son meilleur profil (c’est vrai qu’il est pas mal… tu rigoles, oh! mon dieu comment il est trop beau) au public qui déjà se pâme et n’a d’yeux que pour lui si bien que ce parterre tout ébaudi succombe, se roulerait à terre et applaudi à chaque phrase que lui lance ce beau diseur, mais qui ne sont à l’écouter qu’une libre improvisation faite des poncifs les plus éculés – t’as de beaux yeux tu sais – (formidable… bravo… quel géni) – ouais moi je t’aimerais toute la vie –(quel sens du mélodrame… mon dieu j’en ferais pipi dans ma culotte).

Sûr de lui-même avec ce narcissisme qui fait qu’il n’y a que lui que l’on aime, que lui qu’il aime, il fait du dialogue son monologue, sa grande tirade du dernier acte, ignorant sa partenaire, feignant au moment crucial de l’embrasser, il ne fait même pas l’effort de lui jouer la comédie car depuis toujours il a été décidé qu’il serait le prince charmant d’une beauté, qu’il n’aurait qu’à se baisser pour l’emporter, mais celui-la est si feignant qu’il ne lève même pas le petit doigt, car on se doit n’est-ce pas en tout de lui obéir, lui procurer et le plaisir et le désir, de plus le public est pour lui qui n’est que pour lui.

C’est bon la représentation est finie ?

Il était une fois le prince charmant qui n’existait pas, mais Fatos était princesse si belle, un jour au détour d’une allée dans les bois, alors qu’elle pour une fois était la plus belle, une mauvaise fée l’accosta. Il était une fois une très méchante fée et c’est peu dire sur les méfaits de cette mégère qui ne sait rien faire que d’empoisonner la vie des gens, au premier abord elle vous fait pitié avec son dos voûté, ses lèvres moustachues, sa verrue au bout de son nez camard, elle vous prend le bras, l’enserre, vous griffe pour que vous ne vous sauviez pas et ainsi arrimée, avinée, elle se traîne de tout son poids d’enclume avec son odeur de nourriture avariée vous proposant une pomme ; et où cela vous entraîne ? Etre belle et dormante merci, autant être morte, ça suffit.

C’est bon cette histoire est finie ?

Il était une fois comment se débarrasser poliment d’une vieille, avec ses histoires connues et rabâchées qu’elle vous nasille et vous prie de croire ô! jolie demoiselle que vilaine sorcière elle n’est plus, elle a bien changé depuis tout ce temps, n’a-t-elle pas meilleur caractère depuis qu’elle a abandonné son poste de marâtre, de cruelle, de femme fatale qui était la plus belle (en tout cas pas cette sale gosse, j’ai bien changé mais tout de même), la preuve en est qu’elle est ridée et puante, car ce n’est tout de même pas de sa faute si percluse d’arthrose à la cascade elle ne peut pas aller se laver. Encore des histoires que tout ça, Fatos ne se laisserait pas conter, car il était une fois elle était belle.

Il était une fois un fruit cadeau d’un prince par une vieille bique apporté et dont Fatos jeune conteuse connaissait fort bien l’âme tortueuse et le passé rétif à se laisser raconter tant son il était une fois était lugubre, angoissant, cela c’est ce qui est raconté, le il était une fois de la sorcière ne vous dirait rien, il n’y a rien à en dire bien que la sorcière le cache, qu’elle en fasse des souvenirs vides où passent de mornes journées à attendre le prince charmant.

Il était une fois pourtant, il, mais rien, dans cette histoire cette méchante fait toujours la difficile, elle préfère de loin, dans les bois embêter les petites filles, princesse de demain qui se pense belle aujourd’hui, elle adore leur donner un certain poison dans de doucereuses paroles où pêle-mêle elle mêle le mielleux, la mièvrerie des sentiments amoureux, les minauderies de son visage décharné de bonne grand-mère viens dans mes bras petit cœur que je vienne à t’embrasser, à t’endormir sous l’accumulation de mes complaintes, de mes couplets parsemés d’il était une fois, gentille, fait étais-je, et quand le sommeil vient enfin, tombe son couperet, se dévoile son masque de mort et dans la forêt son rire de mécréante inonde d’ignobles relents puants de vent mauvais.

Il était une fois cela ne se passa pas ainsi, il y a des pouvoirs magiques ignorés des plus anciennes histoires, notre écrivain voyant les choses bien mal tourner, avisant que sa prose allait se prêter aux moqueries de sa camaraderie déchira toute l’histoire, il était une fois, recommença…

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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Mardi 1 mai 2007

En Avril, ne te découvre pas d’un fil ! Quoique, quoique coassât notre roi crapaud, quoiqu’il précisât, quoiqu’il argumentât que ce qu’à quoi elle s’apprêtait à faire lui servirait à quoi, et que quoiqu’il en soit il ne fallait surtout pas, il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat dans l’eau, que cela la mènerait à quoi, quoique fût exprimé dans son coassement…, et quoiqu’il fît tant de pourquoi faire, et quoi encore, l’impudique petite sans le moindre souci, sans le moindre bikini, plongea dans l’étendue des dégâts qu’elle s’était apprêter à faire, quoique par mégarde, et dans le liquide de vous submerger d’émotions telles que quoiqu’il en pensât notre roi en restât coi, les yeux quoique, glauques et globuleux s’étaient fixés extatiques sur le ballet aquatique des petites jambes épaisseurs de brindilles qui courbent lascive son corps fait de fragiles évènements.

La petite, sans le moindre coassement, le dernier s’était quoi, il y a quoi « le temps d’un plongeon », l’ultime quoique, couac en un gosier royal resta coincé.

Elle s’enfonçait doucement dans le calme de l’étang, voulant dans l’émeraude, entre deux nénuphars ouverts, blancs, noyer son chagrin.

Notre roi qui quoique, quoique malheureusement, précisément à cet endroit se tenait, se retenait de quoi, et quoi faire quand une malheureuse vient, toute dérangée, basculer le bel ordonnancement d’un royaume où jusqu’alors, quoiqu’il fût advenu, notre roi avait gouverné, veillé aux bonnes mœurs quoiqu’il eût, une fois, avalé parce qu’il faut bien manger cette libellule qui avait, un jour, osé se poser sur son trône, le nénuphar de gauche, le sien ! 

N’avait-il pas bien agit s’interrogea-t-il à l’occasion, qui ne manqua pas de se reproduire, quoique la fin en justifiât les moyens radicaux, cette faim qui pesait sur son estomac fort renommé pour l’aisance qu’il avait à digérer des pierres.

Mais cette mort quoique, quoique pleine d’agitation, c’est pour quoi faire, la fillette, ça ne s’avale pas, bouscula fort injustement les nénuphars, et de droite et de gauche, se fichant bien de la demoiselle en livrée bleue qui venant de s’y envoler lui envoya nombre de messages d’injure à quoi la mécréante plongée entre deux eaux ne répondit point, mais que notre roi, clairvoyant, curieux, affamé, comprit quoique, quoique dans son gosier, en avalant les mots de ces déclarations quoique, quoique, quoique croquées. On avait donc émis moult protestations, même si le sujet était en train de rejoindre le fond au mépris de la forme, et quoique, quoique notre souverain ne sût vraiment plus quoi, et quoi et quoi faire et regardez-moi ça si ce n’est pas malheureux d’ignorer à la fin un bon dîner, si ce n’est pas malheureux de gaspiller une petite vie, si ce n’est pas malheureux de barboter là où elle n’a pas plus de pied que moi, l’eau jusqu’à vous engloutir et de vous polluer la mare de larmes, si ce n’est pas malheureux et j’en ai jusqu’aux yeux et cette fillette qui nous met plein de sel dans notre eau douce si ce n’est pas honteux.

Votre majesté, quoique la situation fût fort désespérée, se fit donc courageuse, et se mit au défit de défaire cette situation quoique, quoique conflictuelle où elle avait perdu tout de même de son assise, sa chaire d’où elle avait tant coassé de serments papaux, papaux quoique que du pipeau et même quoi, quoi les plus beaux des serments d’amour à sa chère cousine la grenouille qu’il avait dûe un matin quoique, quoique par inadvertance, elle aussi, c’est dur à avaler.

Tandis que si ce n’est pas malheureux, c’est honteux, ce n’est pas humain de se laisser couler comme ça, notre suzerain se rappela un lointain ancêtre qui dans une fable… - malheureusement la fillette déjà noyait et son chagrin et sa tête -, il abrégea donc le conte qu’on lui avait tant de fois seriné, se fit gros comme un bœuf et quoique, quoiqu’il prît l’importance voulue par la crise, débarqua tout son gouvernement, en estomaqua beaucoup qui à ce moment ne sachant à quoi, à quoi s’attendre, beaucoup par la taille, l’ampleur données à son corps se firent écraser…

Cependant notre roi avait pris la bonne mesure des évènements, quoique, quoique moins gros que le mâle de la vache, il ne faut point exagérer, il lui suffit de sauver son petit monde en donnant à la belle en suicide des baisers baveux, énormes, hideux, perfides, plein de dégouttant pour ramener la petite à une raison.

Comme notre roi fut un grand roi à cette heure, exact, lui, d’un coup avait remis le bon ordre et coassa quoique, quoique l’on en pense pendant les longues années de son existence qu’il fut un instant prince charmant d’une fillette à l’agonie quoique, quoiqu’elle n’eût toute nue aucune entrée à la cour, n’avait-il en cet instant, de l’étang, au bon moment pour ainsi dire sauvé toute l’humanité ?

D’un coup elle oublia son petit malheur, d’un coup elle enlaça son amant du moment, quoique d’un coup elle ouvrit les yeux, recouvrit un semblant de raison et d’un coup parti une gifle avait-on idée d’être aussi laid, d’un coup sorti, quoique mécontente de n’avoir à cette occasion rencontrée une grande mort, enfila son bikini, recracha le venin d’un amant qu’elle trouvait tout pourri quoiqu’il eût fait pour elle décidait qui lui avait pourri un instant de sa vie, et galopa en laissant le vieux crapaud et ses quoique, quoique à ses ouailles, puis décida de refaire toute son histoire par écrit :

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et les bestioles
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Dimanche 29 avril 2007

La municipalité pense toujours à bien, fait attention à bien se maquiller et bien que pour cela elle vienne à cacher certains comptes à ce que raconte le torchon souillé de l’opposition, édité à l’occasion dans un local désaffecté dont le loyer impayé depuis des années et où sont entassés des travailleurs immigrés sans identité, sans papier, sans longis mais bon sang qu’attend-on, lorsque c’est une honte, enfin tout de même une descente de la police dans ce lieu insalubre ne respectant aucunes des mesures indiquées clairement dans le règlement, c’est une honte d’arrêter les gens dans la misère, c’est une honteuse expulsion de travailleurs d’un lieu à peine éclairé, deux ampoules crasseuses, l’arrestation c’est démesure de gestes précipités c’est une honte je vous dis de voir ça, des gens qui n’avaient rien fait, parqués comme des bêtes débarqués d’où, entassés là… Etrangement l’éditorial de l’opposition n’en fit aucune colonne, aucun scandale, on parla beaucoup, on glosa sur les différences gauche droite tandis qu’on étouffait l’affaire en remettant à neuf un certain lieu que c’est une honte de laisser les choses comme ça, on étalait sur toute une page dithyrambique le renouveau printaniers tout le propos à propos des fleurs que la municipalité - tu penses bien, fait bien attention sinon plus d’opposition - disposait avec grâce fardée parterres multicolores qui se doivent d’égayer le clandestin hors la loi, menotté, brutalisé hors du fameux local dont la description n’est que pure invention, calomnie, oui que de beautés fleurissent dehors lorsqu’il les entraperçois par l’ouverture de la camionnette arborant sur ses flancs bleus police municipale et lui chantant tristement son pin-pon esquissé carrefour la priorité à la force de loi, on doit le passage feu rouge laisse moi passer c’est du pressé j’ai à livrer bétail sans identité, les rentrer déjà là-dedans, les y pousser, c’est tout un travail, le lieu y est tout aussi restreint, il brûle de l’été, s’étoufferait même si un carreau n’était pas descendu, passer le coin de la rue, les fleurs, un vague courant d’air de couleur, coup de sirène, on en parle plus et surtout pas à la une.

Au coin, au passage piéton, feu rouge et respectant la règle Fatos engageait un pas en avant, et surgit grognement, hurlement bleu ce n’est pas le moment cria, jura sirène de son klaxon lâchant-nous les sons, nous grandissons dans le corps de la petite c’est qu’il y a de la place, nous y sommes et nous la sommons place, place résonnons, elle irréfléchie, recule, trébuche bordure de trottoir, nous en profitons, l’envahir est un plaisir de sorte que nous y habitons, nous y violons craint, craint pour ta vie de gamine, la vierge tranquillité d’esprit et voyous nous sommes partis, nous…

Elle était par terre, avec ses petits pleurs, tachant de se récupérer, nous nous éloignions ténus au loin, le bout de la rue point bleu un dernier grondement disparu.

Quelqu’un, c’était encore lui, c’était quelqu’un ce mal aux fesses c’était quelque chose d’encore douloureux quand quelqu’un, en vain, à son secours lui vint cela ne servait à rien son fondement endolori persistait à la laisser dans une mauvaise humeur, elle ne voulut rien savoir de lui et qu’il fût quelqu’un ou non, cela en rien ne l’intéressa et bien qu’il fût beau garçon, qu’il lui jetât dans son échancrure où tentaient de poindre ses petits fruits pas du tout mures, des œillades. Comme il aurait bien voulu recueillir les fruits de son action ce quelqu’un qui qu’il fût, avait bien envie de mademoiselle promenez-vous avec moi en ce jardin.

Pourquoi accepta-t-elle, finalement, au bras d’un quelconque quelqu’un, qu’il eut sourire, qu’il eut caresses sur son front, qu’il eut courage d’affronter sa rage, était-ce quelqu’un de bien, n’avait-il eu pour elle mille et une attentions ne me touche pas avait-elle alors pensé secrète, renfermée, quelqu’un l’avait tiré d’un mauvais pas en arrière, tombée. Relevé de ses fonctions amortissantes son derrière sous sa petite jupe, quelqu’un ne l’avait-il pas alors épousseté, et malgré toute la douceur de son geste par derrière quelqu’un de mâle et son pendant zigounette lui fit ressentir vieille douleur et souvenir son garçon qu’elle avait quitté pour que ce quelqu’un vienne.

Bon et bien assez tergiverser avait décidé quelqu’un et qu’on vienne, dans le jardin, la prendre, vienne, viennent des fleurs des odeurs, des chatoiements colorés…, sur l’herbe assise quelqu’un l’embrasse, quelqu’un l’embarrasse d’une réminiscence et de mots qu’elle a déjà vus et bien entendus, voyez-vous où je veux en venir ma demoiselle vous me feriez l’honneur de me donner vos clés et de votre virginité et de votre appartement, aujourd’hui malgré leur insignifiance les phrases d’amour où quelqu’un t’aime et toi non plus, tournent à vide…, quelqu’un la drague, la creuse déjà que son corps qui grandit lui échappait, voilà que quelqu’un la grandit lui démontrant qu’elle est princesse, qu’elle soit la seule qu’il n’ait jamais aimée, l’unique à son cœur tandis qu’il fréquentait encore Jaqueline, Micheline, Ursuline mais qu’elle ne comptait pas et le creux que cela lui fit ces mots gangue filée de puérilité qu’il tendait pécheur le quelqu’un qui lui jure fidélité par tous les dieux auxquels elle ne croit pas une seule chose de ce que vous me dites là monsieur si vous êtes quelqu’un et comment se débarrasser du vide ?

Quelqu’un avait pour elle le plein de regards concupiscents, le plein de sornettes auxquelles elle désire de tout son cœur accroire que c’est bien la vérité quand quelqu’un disait qu’elle avait des yeux comme ça, qu’elle avait un bien jolie prénom Fatos, qu’elle avait une bien jolie façon de costume court qui laissait entrevoir (il censura au dernier instant), qui laissait transparaître une beauté intérieure qu’il avait soupçonnée au premier regard, celui qui s’était laissé glissé dans le sillon pentu de sa gorge naissante, celui qui serait bien descendu, mais il y avait le costume qu’il ventait d’avoir une harmonie de style, un agencement parfait sur sa taille trente six, un équilibre subtil quant à la combinaison des couleurs et qu’avait-elle en dessous qu’il censura encore.

Bien qu’elle sache qu’il préfère le sans sur elle, qu’il n’y ait plus d’obstacle regard puis toucher petit fruit épluché, cet appétit la creuse…, elle aussi a bien envie de se remplir de quelqu’un, de son amour, de sa fatuité.

Quelqu’un ne s’y attendait plus, quelqu’un pensait avoir dépensé toute sa salive pour rien et quelqu’un reçu trop fort un baiser, tout à coup aux vus et aux sus de chacun quelqu’un fut aspiré bien mal inspiré d’avoir à une gamine fait croire qu’il était quelqu’un et tout ça, et tout ce qu’il en était dans ces non dit. Et quelqu’un prit ses jambes à son cou, vidé, épuisé, creux, stupide, amoureux… Que dirait les autres et Jaqueline et Micheline et Ursuline et surtout les copains !

Avide de lui, Fatos, déçue, ses espoirs ruinés repartit du jardin des fleurs remplie, parfums, teintes bigarrées, elle quittait tout ça, elle avait du poids ne sachant pas trop ce qu’elle avait prit, elle n’avait surtout plus envie de rien et à l’étang, un poids sur le cœur couru se noyer…

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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Samedi 28 avril 2007

A la piscine, au sortir du vestiaire avec seulement un maillot de bain pour les vêtir, les petites ne savent pas où se blottir, elles tremblent, elles craignent avant tout le méchant satyre courant d’air froid dans le dos qui attrape leurs jambes maigrelettes, qui les effraie tant qu’elles claquent, claquent des dents de lait en castagnettes, claquent, claquent les unes contre les autres s’entrechoquent tandis que le voyeur lui s’est enfuit, par-là madame, en courant…

Grelottantes, gigotant leurs genoux bien maigres sur le bord du bassin, le grand où c’est si profond, elles obéissent à l’appel du maître nageur qui les convie, - tandis qu’elles approchent : courageuse la mine ravie des unes, timidement la moue des autres absolument pas convaincues par les flots, - de se mettre à l’eau, milieux où il faut savoir, avoir licence de nager. Et comme il fallait apprendre sous les ordres de ce bel homme, chacune à son tour se jeta à l’eau chlorée.

Fatos flottait près du bord, sous les ordres de ce maître es-nage qu’elle admirait, pour qui en secret elle avait des vues, pour qui, elle s’était dévêtue et avait enfilé le plus petit de ses bikinis, quel sacrifice serait-elle prête à faire la petite officiante pour ce prince charmant tout en muscles saillants abordant ce qu’il porte toute l’année, mode printemps été son unique vêtement appartenant à la classe des sous-vêtements de l’ordre des je suis renflé, je montre comme il est beau mon paquet, le promenant pendant les vacances sur la plage sable fin et cocotiers, bandant ses muscles et bombant fièrement le torse bronzage traitement aux UV si bien que ce renflement pour le public masculin soit d’évidence, l’accompagnant pendant les longueurs où la petite n’a pas pied, quelle longueur de trop serait-elle capable de faire, pour cette musculature, pour cet unique objet du désir que ce maître savait mettre bien en avant, qui attire son regard, car en contre-bas la petite qui patauge n’avait d’autres repères que cette vue en contre plongée sur la chose, de la sous-classe des slips, qui protégeait l’objet de ses désirs des plus ardents.

Pour ce bellâtre, elle se ferait sirène, elle irait ondulante et gracieuse, son visage rayonnerait des charmes insoupçonnables de l’innocence, sa peau poissonneuse en mille éclats enchantés irradierait en couleurs de l’arc-en-ciel les lumières absorbées par ses écailles, pour ce mannequin elle aurait l’intention d’une ode dont la magie l’attirerait, elle irait au plus profond de l’onde javellisée et sa voix criarde, hurla, nébuleusement demanda du secours car allant au fond des choses, la petite miss sirène ne sachant pas encore nager en eaux trop profondes, prenait la tasse, mais là-haut perché sur son bord le maître absorbé par la contemplation de la proéminence placée, regardez-moi ça, un peu plus bas que mon nombril, ne prêtait aucune attention à celle qui pour lui aurait eu tant d’égards et qui se perdait en prenant l’eau par gorgées indésirables, tandis que là-haut, monsieur était bien trop occupé par l’objet de toutes ses attentions…

Elle fit bien des remous, quelques vagues, des éclaboussures désordonnées avant que cet abrutit ne lui tendît une perche au bout de laquelle elle dut tenir elle-même son secours, s’agripper de toutes ses petites forces, dérisoires au vu du courant de ses pensées. Enfin, sur le fil du rasoir, coupant court à une situation inextricable, se sortant d’elle-même d’une affaire si complexe où elle avait dû tremper, elle sortit, à la fin, la tête hors de l’eau, cracha son dépit comme un venin en manquant de s’étouffer et s’empressa de clore cette affaire en eaux troubles où se fiant au mâle elle avait plongé. Elle sortit furieuse, tandis que lui expliquait comme s’il ne s’était rien passé qu’il fallait simplement se jeter à l’eau, qu’il fallait l’écouter et lui prêter toute son attention, ce qu’elle n’avait jamais cessé de faire tandis que cet ingrat n’avait eu de cesse de regarder ce qu’il emmenait partout et qui était l’objet de sa fierté, de toutes ses attentions. Il démontra à tous, au sec, le savoir nager qui manquait à cette petite qu’il n’écoute pas, comme d’habitude il se mit en avant, démontra la supériorité de ce qu’il avançait et cette pauvre argumentation qui tentait de recouvrir de sa serviette de bain la plus épaisse le manège mensonge ou de plus s’exhibait paquet cadeau de Noël si joli brillant et rembourré comme tu me fais beau, augmenta la colère de la petite, qui dans son si petit coquillage ex miss sirène se concentra, s’amplifia et qui ne tarda pas d’exploser en fureurs diverses et variées, rouge et en trépignant elle poussa, dans les eaux, pour faire sa sortie, ce maître qui s’était mis bien trop en avant près du bord et qui lui avait tant déplu…

Lui à l’eau ne pensait qu’à sa mise en plis, nageant avec la grâce d’un chien, frétillant du popotin, remuant s’il avait pu d’une queue, la tête bien au sec, bien au-dessus de ce milieu trop humide à son goût, qui était absolument affreux.

Rapidement plongé le maître à la nage canine regagna le bord où il s’aperçut être l’objet de la moquerie que tous témoignèrent à son égard, se demandant ce qui dans sa figure eût prêté à rire, or c’était dans l’eau et suivant le courant comme un frêle esquif à la dérive, que flottait son maillot. Ce qu’il le surprit c’est qu’il ne comprenait pas ce qu’il pouvait faire sans lui, si loin des calmes rivages, si seul désormais et d’un réflexe des plus courant il forma de ses mains un croisement devant l’objet qui prêtait tant à rire, il avait rétréci au lavage cycle javel en machine blanchie, les bijoux de familles à la bourse surévalués avaient vu leurs cotes chutées, vertigineusement au niveau de la mer ce qui creusa la déception de la petite fâchée qui s’était retournée en prêtant attention aux rires et qui décida pour le compte de ne jamais embrasser la carrière de sirène en eau javellisée, elle quitta maussade, avec le sentiment de tu peux te faire rhabiller, le lieux de tant de désillusions, et se décida tant bien que mal d’aller revoir la fleur au jardin

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et l'éros
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Mercredi 25 avril 2007

Devant le complexe scolaire, attendaient les parents des enfants, devant la palissade, en vérité très impatientés de récupérer leur progéniture, se faisant des œillades, un geste de la main complexe qui vous m’en dirait tant, comme il demandait de venir, d’approcher de la poussette où aurait dormi à poings fermés le petit dernier, si la dame qui avait accouru, par la gestuelle en gesticulations frénétiques prévenue, ne s’était empressée par des :  « qu’il est beau le petit, comme il est mignon… », elle vérifiait bien qu’il s’agisse d’un garçon, et de vous tripoter tout ça, et de vous changer en plein vent, le zizi à l’air avec ce laisse-moi faire il est tellement trognon, c’était un tel honneur, un tel bonheur pour la maman propriétaire et du viens par ici et du gamin pris dans des mains étrangères à son plus grand étonnement les yeux ronds, exorbités, bite en l’air, tuyau d’où sortit un petit jet spasmodique qui arrosa sur la joue la dame si pressée à vous changer tout ça. Dans l’assemblée patientant, chuchotant, les parents souvent étaient des mamans qui eurent bien du mal à se contenir comme le bébé exactement ne pouvait se retenir de pisser, encore d’un autre jet puissant sur la bouche, et toutes à gorges déployées se mirent à rire, on n’en pouvait plus de ce tableau au combien charmant…, en attendant, la cloche avait sonné depuis un certain temps, le dernier-né, « qu’il est beau le petit ange » dit la maman, remis dans ses langes, reposait délicatement dans le landau, en attendant avec l’impatience de ne toujours pas avoir vu l’aînée, car pour le moment c’est le tour des petits de sortir les premiers des classes maternelles. Les marmots chacun leur tour regagnaient les bras de maman soit avec un sanglot d’abandonner ainsi l’ami de la journée, soit avec une mine boudeuse de s’être fait chiper un bouton si merveilleux, soit avec tout un discours charabia maman le bouton et bien la maîtresse je voulais une couleur verte et c’est le rouge qu’il a prit quand il pleurait j’ai rigolé le bouton que j’ai chipé regarde maman dit que c’est bien en attendant toujours l’aînée et son frère qui ne devrait plus tarder, avec un geste pour son amie qui sa progéniture en main, accaparée du soucis très important de la perte d’un bouton, quittait les lieux salle d’attente avec un peu d’humidité dans le décolleté qu’un sale petit morveux, pensa-t-elle du petit dernier de son amie, avait promptement sali.

En attendant la grande sœur, le frère tardaient bien et la maman tourna la tête, agita, sa main à l’intention de son amie qui s’en retournait sur ses talons, préoccupée par bien d’autres affaires et des choses si extraordinaires qui sortaient comme la vérité de la bouche de ses enfants, la maman s’en y prêter attention, n’ayant, pour tromper son attente - qu’elle ne supportait pas son amie quand elle partait comme ça - rien d’autre à faire qu’à secouer pour le vent un mouchoir humide et blanc qui avait tenté d’essuyer l’affront, le visage, et surtout, foutu, ton décolleté avec tes jolis seins que j’aimerais en avoir des comme ça, ma chérie ce qu’ils sont fermes, attend il y en a encore quelques gouttes, un peu plus loin, voilà je t’adore, quand, ma chérie, en dessous, - plus bas il ne faut rien dire aux enfants – chuchota l’amie.

En attendant, en repensant à tout ça, les voilà, ils ne se pressent pas, s’ils ont bien aperçu et le landau et le signe de la main, le mouchoir blanc drapeau blanc, ils n’en laissent rien percevoir car qu’est-ce qu’ils en mettent comme temps, à ce train-la son amie ce sera pour plus tard, et lui le voilà le benjamin bien beau les joues, les lèvres chocolatées, brillantes, fondantes sous le soleil, et l’aînée toi ma magnifique princesse tes jambes de coléoptère dépassent bien longilignes de la courte jupe que je te conseillai ce matin, viens que je t’embrasse à ceci près que le petit insecte en question s’envola après avoir piqué la maman d’une sorte de baiser de l’araignée, à ceci près qu’elle s’était dans un vrombissement « maman, on doit aller à la piscine avec ma copine » éloignée, et la maman les vit, elle tout contre elle ainsi que des libellules, leur doux balais au-dessus de l’étang, mais à ce train la son plan avec l’amie tomba à l’eau. De dépit, sans doute amoureux, elle essuya la face du petit frère en mimiques douloureuses, en maman arrête de frotter comme ça, avec le drapeau blanc dont un coin avait été sauvegardé au sec ; le malheureux finit, sur le chemin du retour dans une poubelle, trempé et maculé.

Affairée, préoccupée la maman n’a pas prêté attention à sa fille, revenue à grandes enjambées, oublieuses de ces petites affaires : maillot de bain, serviette, enfermés dans un sac plastique, qu’elle vient de retirer sous le landau. Ailes contre ailes, elles se sont envolées…

« Fatos ! » Comme un remord le cri de la maman ne servit à rien, il ne la retint pas, elle vit sa fille vivement s’enfuir au coin de la rue sur un autre chemin que le sien, celui qui la mènerait au sein du foyer de son amie, le soir.

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos et l'amie de maman
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