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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /2006 10:11
Parfum d’école, cage d’escalier, sur le palier se tient-il, que m’a-t-il dit. Se tenaient tranquilles à carreau des vitres à mes pieds, qu’a-t-il dit la colère monte dehors c’est rouge braise ardente un feu qu’il préfère nommer de loin crise de nerfs, à prendre avec des pinces éviter de s’y brûler à la colère qui monte encore de plus bas du ventre dedans c’est au sang-froid une montagne avalancheuse à catastrophe imminente de grande faucheuse éventre dedans c’est blanc, blanc, blanc la coulée de neige mortelle, blanc, blanc, blanc langue furieuse goutte à tout que les cimes laissent pendre entre leur dent, blanc, blanc, blanc un arbre, un à pic, un roc s’y laissent prendre au bout de cette pique venimeuse qui crache poison blanc, blanc, blanc inéluctable écroulement que rien, blanc, blanc, blanc n’arrêtera, clémentine a-t-il dit, en bas gronde l’explosion affreuse, blanc, blanc, blanc la mastication en coups de marteaux infernaux dans sa bouche la langue blanc, blanc, blanc amène, qu’ils prient les petits insectes humains de pacotilles, une maison, qu’elle prit craquée qu’elle a broyée, mise en pièces découpées une par une cuisine salle de bain salle à manger, blanc, blanc, blanc sal petit tas ensevelis dans le blanc, blanc, blanc digéré d’un ignoble rot blanc, blanc, blanc il n’en reste rien que des pleurs pas encore tu as bien trop peur, blanc, blanc, blanc ça t’assomme, ça te somme de crever et puis ça s’en fiche, clémentine a-t-il dit, tu serais bien trop méprisable, envisagé froidement, blanc, blanc, blanc dévisage avale tout, dévale tout, sa course ne s’arrêtera qu’en bas, cours d’école, escalier, palier et le carreau tremble se glace de voir miroité un coup de pied, blanc, blanc, blanc dévale avale amont on entendrait un cri la haut, un cri effrayant clémentine a-t-il dit, blanc, blanc, blanc la vallée avalée rien que du mutisme et le panache blanc, blanc, blanc au vestiaire ne laissant rien que de la tranquillité, et tu pleurs le silence tu le déchires pendant que l’écho blanc, blanc, blanc te résonnera toujours dans les tympans une cloche d’église glas carreau à mes pieds, d’abord c’est une araignée cristalline qui s’y est accrochée avec des cris, cris, cris elle a tissé sa toile, crie, crie, crie pensait-elle à moi dévoré d’inexorables cris, cris, cris encore que faire du grondement blanc, blanc, blanc coups de tambours avant le saut périlleux avant, avant de frôler la mort avant clémentine, avancent les cris, cris, cris les zigzaguent dans leur réseau arachnoïde, blanc, blanc, blanc de loin sembla majestueusement naturel d’une lenteur au ralentissement raffiné à l’extrême mensonge, blanc, blanc, blanc éructa l’ogre, hoqueta-t-il blanc, blanc, blanc sa main sur sa bedaine trop mangé peut-être, crie, crie, crie que cela n’en finisse pas, le réseau s’étoile à l’infini sur les bords du cadre de bois ça casse, casse pieds le carreau cède, casse, casses-toi, incapable de tenir l’infini, fini comme ça fais-toi avaler blanc, blanc, blanc étioles-toi casseaux coupants chutent dans l’escalier, blanc, blanc, blanc la crise de nerf tous attendent qu’elle finisse avalé blanc, blanc, blanc tous s’attendent au silence de loin cela sembla rouge explosif, de loin, loin, loin, cela ressembla à quelques larmes, on ignora donc le cri d’alarme, l’avalanche à l’intérieur, colère a tout fait disparaître blanc d’infirmerie, crise de nerfs diagnostiquée cela les effraie moins, clémentine avait-il dit, mon patronyme avait disloqué une plaque de glace et que faire blanc, blanc, blanc, que faire pour le sauver le petit qui a dit, le petit en danger blanc, blanc, blanc rien d’autre à faire que de fracasser leurs affaires aux grands, le petit est sauvé non ? Le carreau cassé cascada la logique des événements convocation explication crise de nerf opération conclusion.  

 

Par AronMoysche - Publié dans : Arélé
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Commentaires

Bonjour!!! Joli texte...


Passe une bonne soirée!!


Yannick

Commentaire n°1 posté par guigue le 27/07/2006 à 19h35

Ravie de lire ces mots. Très parlant, touchant.

Commentaire n°2 posté par soun le 03/08/2006 à 09h10

Débutant en blog, je ne savais pas comment répondre... Bref merci

ces textes n'ont pas eu la chance de trouver éditeur, mais ils ont le bonheur de trouver des lecteurs

voila à bientôt pour les aventures de Fatos

Réponse de AronMoysche le 31/08/2006 à 17h14
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