Si les amours inattendus, d’agitation, de trépidation pourvus, de la cariatide et de l’atlante restèrent secrètement au fond du bois, les fruits de cette union libre quant à eux trônaient dans le parc sur deux piédestaux… ô comme ils sont beaux les petits amours attenants à un tronc court qu’ils dépassent d’une taille, et d’où s’enlace folle une tige sauvage portant la course des fleurs qui en font le tour de taille.
Les petits jumeaux vont par paire, sans père, ni mère. Ils jouissent une bonne partie de l’année de jets d’eau.
On se souvient : l’ancienne fontaine effondrée, le scandale venu des voisins du dessus à vous taper sur la tête, à vous faire des tapages diurnes, on se souvient bien des terribles gamins qui ne respectent rien… les statues, les lois, encore moins… les vauriens garnements n’ont aucune idée des dérèglements qu’ils vont provoquer… et bien tenez, regardez-les de nouveau près des jumeaux, à leur chercher noises, à leur pincer leurs fesses extrêmement somptueusement potelées, à se moquer de leurs nombreux bourrelets, à chercher entre leurs jambes flasques et grasses, à chercher à savoir si ces petits dodus idiots, qui ne savent même pas parler ont quelque chose là… non rien… ils n’ont rien, ça ne leur fait rien d’être caressés, chatouillés… rien de rien ?…
Regardez bien les petites filles qui tournent autour des amours, qui leur font du charme des mamours, des danses à vous couper le souffle si vous étiez un tant soit peu conscients petits jumeaux… admirez comme elles se dandinent ces quatre petites qui tentent de vous pervertir, et observez comme elles sont mouillées, scrutez les transparences, jouissez des vêtements d’été trempés par les jets chérubins petits perfides et répétés…
Qui avait eu le soin de cacher petit tuyau dans le socle qui vous élève ? Vraiment mes petits angelots vous êtes bien mal élevés, vous avez un comportement bien déplacé, vous cachez vos atouts si bien que ces petites trempées soient toutes trompées. Oui l’objet qu’elle cherche, vous vous êtes bien garder de leur montrer. En attendant, elles rient bien de vous, petits ailés qui en donnent avec amour du tuyau : des litres et des litres qui débordent transparents pleins de miroitements diamantés et qui s’en vont coulant s’enfonçant cascadant par une grille de fer forgé.
O que les petites sont bien inconscientes des dangers que les amours leur font courir même statufiés, elles ne se rendent pas comte que leurs vêtements légers tout collé au corps ont des transparences qui laissent deviner, qui se laissent admirer, observer, scruter par un vieux monsieur qui délaissé, lassé de cette vie, déraisonne s’abandonne sur un banc bien éloigné des grands-mères surveillant que les petites d’avec les amours ne s’envolent en des lieux introuvables, inavouables…
Quant au monsieur, vieux, pervers, par l’objet de sa vision absorbé, noyé dans ses cogitations il ne se lasse pas d’être la proie de sa pulsion cachée croit-il dans un vieux pardessus élimé, déteint, par-dessus ce qui ici serait déplacé de décrire tant ce bonhomme cherche à se dissimuler, à faire ses chairs nues disparaître dans un paraître… mais mon vieux ton petit manège se voit, ce qui te trahit ce sont tes yeux globuleux, la bave infecte et blanche au coin de la lèvre, la pâleur de ton visage, ta mode perdue dans le temps, tes façons précipitées, tes semblants de regarder ta montre et la terrible pointe qui te saisit au cœur quand une des mamies, en catimini de vielle femme qui a traîné son age en appuyant sur sa canne, vient tout à coup te flanquer sur la joue brûlante une gifle. Pauvre fou tu étais bien trop absorbé, ton regard bien trop pénétrant sur les petites chanteuses, danseuses qui se font tentations pour les amours de pierre. Elle ne veut pas la vieille que tu vois les enfants ou les choses comme cela, elle ne veut pas de ton vice ici, elle veut t’écrouer, te prend par le licou et te serre si fort que de mauvaise surprise en mauvaise stupeur dans ton pantalon comme c’est chaud gluant et te voilà pour la suite des évènements obligé à une démarche canard pour éviter dans ta fuite la fuite. Ton pauvre cœur la vieille n’en a cure ; déjà étant jeune ne lui avais-tu point proposé, ne t’en souviens-tu plus, un matin, agenouillé requérant sa main lui avoir offert un matin, une bague fiançailles, un beau mariage. Or elle avait refusé le tout, lui trouvant un seul défaut : toi, qui dés le levé s’offrait à la première venue dans l’espoir de percevoir rétribution dans le cadre de la contribution à la bonne marche de l’humanité, toi qui n’offrait que de reproduire des inconstances ton éventuel projet d’avenir t’as fait devenir ce que tu es aujourd’hui un moins que rien, le cœur rongé par la vermine, tout fait d’envie de toucher gamines…
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