Recommander

Recherche

Texte libre

Texte Libre

<div style="text-align:center">
<a href="http://influenceurs.net/cgi-bin/display_news.pl?site_id=influenceurs&news_id=771&skin_file=redirect.html&redirect=1" title="Festival de Romans">
<img src="http://www.festivalderomans.com/festival_de_romans/images/button-romans.gif " width="160" alt="Festival de Romans" /></a><br />
Recommandé par des <a href="http://influenceurs.net/news/festival-de-romans" title="Affichez votre soutien (code html à insérer sur votre site)">Influenceurs</a>
</div>

Fatos et l'amie de maman

Samedi 14 octobre 2006

Au gymnase où la poutre semble être l’arche sur laquelle en archange les gymnastes ballerines en pirouettes éphémères culbutent, il y a dans ce spectacle une envie de ciel, un désir d’apesanteur…, ces mouvements de beauté n’ont aucune importance, ils ne comptent que pour les âmes et semblent voler sans portance, sans appuis sous les yeux ébahis de la petite spectatrice, tout excitée, qui pour la première fois vit le léger des anges, brillant strass dans les juste aux corps colorés. Fatos décida, sans aucun état d’âme d’être salto, grands écarts, renversements, sortie en axel, triple boucle piquée, un peu folle elle serait poids plume à voler dans les airs, réception parfaite les pieds groupés, elle aurait en retour d’avoir toucher la grille du paradis où elle aurait toqué pour qu’un ange lui ouvrît, les tonnerres d’applaudissements, une foule de rappel, une envie d’elle ! Cependant cette décision ne pesait pas bien lourds, elle n’eut aucun poids face aux arguments d’un des parents qui ne voyait pas leur petite s’envoyer aussi facilement en l’air, le monsieur en question ne voulut rien voir, son devoir proclama-t-il était de savoir ce qu’il fallait faire et que la petite, tant que cela durerait, dût dire au revoir à sa vie de bulle de savon emportée par n’importe qu’elle vent vers une fameuse grille et sur une de ces piques éclatée en sanglots, restant à l’extérieur d’un des jardins des plus fameux avec ses petits pleurs, sa grosse déception, ses mouvements saccadés et rageurs, sa petite crise à laquelle personne ne prêterait attention.

Cependant la maman trouvait à ce spectacle de fillettes et de jeunes filles fraîches et fragiles et désirables dans leurs petits costumes, avec leurs muscles fermes, avec de ces galbes petits mais puissants, avec leurs fesses si bien mises dans une valeur ajoutée à tous ces petits riens qui les transportaient de joie, sourires, œillades aux petits seins, à leur tailles exquises, tout ce charmant lui fit tenir bien indépendamment de sa volonté discours mon cher mari - voyez toutes ces beautés, songez que votre fille, de par ces dons naturels, de par sa beauté innée pour laquelle j’ai la plus grande part, votre fille, mon ami, pourrait éclipser, assurant de fait la renommée de votre nom, la gloire de votre sang, la célébrité de votre maison et plus encore la pureté de notre race, songez mon galant ami à ces avantages sans pareils dont la pérennité n’est plus a démontré -. Tout cet appareil argumentaire eu raison du peu de raison du mari qui autorisa bien sûr ma fille tu seras la plus belle car chez le marchand tu auras le choix du juste au corps, tu ajusteras indubitablement toute perfection à l’âme si noble que par mes gènes je t’ai légué. Ce discours sur la filiation, Fatos la fillette en question, ne le retenu pas, laissant ce dernier s’échapper et papa à la maison devant la télévision, allongé sur le canapé, le jour du juste au corps, elle courut faire les boutiques, en la compagnie de maman qui à un cours de gymnastique l’avait inscrite de sorte que son nom et la gloire qui y était attachée n’eût plus pu échapper, pas plus que le glorieux patronyme toujours en question, à un quelconque regard acteur principal et non figurant d’une liste qui jusque-là était passée inaperçue.

Au centre commercial, sans le père, la maman eut bien du mal à trouver ses repères, il faut dire qu’à son corps défendant sa tendance à faire du lèche vitrine s’était vue décuplée par la présence, ce jour férié, de diverses beautés exposées mini-jupes où sont des cuisses ou du décolleté la naissance des seins ou taille mannequin ou parfum exhalant exaltante et sans attente une rencontre peu ordinaire, elle en aurait perdu toute raison si par un petit coup pied sa fillette, Fatos en questionnement – où est encore passé maman, ah! vous dirais-je maman qu’ici il ne faut point s’attarder – que se serait-il passé si Fatos ne l’eût attrapé – maman ce n’est vraiment pas le moment – puis ne l’eût évacuée en urgence de ses rêves, puis par le bras la traîna dans la bonne boutique qu’elles avaient, en fait, croisé dés l’entrée et que la maman tous ses sens aux aboies et sa jugeote éperdue fit mine de ne pas avoir vu, allez comprendre allez savoir pourquoi maman est comme ça quand papa n’est pas là.

Maman suivit son bras droit, Fatos pour rien au monde n’aurait lâché prise qui est éprise par les sourires, œillades d’elle la pimbêche pensa la fillette, elle qui m’empêche d’aller plus loin car maman ne venait pas, s’étant figée devant elle, plus de cinq minutes et encore et encore à s’attarder et de lui parler mademoiselle de ce beau temps et qu’à la saint Glinglin et encore, que fait-il là celui-là,  Loïc qui s’était trouvé sur son chemin, bâcla civilités, expédia : « et bien non madame, oui à bientôt » tout sourires, œillades qu’il était vers, encore elle, pimbêche auprès de laquelle il fait bon, fait bon à qui il adresse adroitement et se tenant tout droit un : « je ne suis pas perdu et je voulus mademoiselle vous présenter mes hommages… » propos qui s’enfoncent dans les méandres d’un quiproquo, la maman les rattrape au tout dernier instant les prend pour elle comme s’ils fussent par elle adressés à elle que déteste cordialement la gamine et elle, en un tourne main, elle détestée se vit écarter de maman, quant à que fait-il là celui-là, la fillette lui lança un - Loïc vraiment ce n’est pas le moment, il ne reste que l’après midi du jour du juste au corps -, ce qui bien sur intrigua fortement ce garçon qui par un madame s’il vous plait que par mon bras puissant je vous protège des tourments fut invité au salon d’essayage, où pimbêche, encore elle, derrière un rideau mal positionné, laissait à entrevoir…

Il fallut donc qu’on laissât en plan la gamine auprès d’une cabine, à la suite de pimbêche donc qu’on cherchât donc dans les rayons, avec aux missions de choisir les bonnes échancrures, d’y voir le plus joli des décolletés, d’y toucher la plus souple des matières, il fallait pour une demoiselle pour elle une de ces perfections qu’on ne trouvât pas sur terre, car la maman, car le jeune homme tous deux la carlingue vide étaient sur leurs petits nuages de pensée à habiller la petite, elle (pimbêche) comme ci ou comme ça, ce serait bien du joli. Ils revinrent après un certain temps totalement déboussolé comme s’ils eussent subit les effets d’une aurore boréale, pimbêche avait sévi, en passant faisant mine de choisir entre ces deux-la, ils étaient de retour, avec elle en tête (pimbêche) la soute pleine à craquer de vêtements, il y avait là de quoi habiller un régiment de parachutistes qui tous avaient sauté en plein vol tant le pilotage de nos deux énergumènes avait été éprouvant, et de plus cet équipage avait prétexté et que ça saute le besoin urgent de la place. Ils atterrirent les bras chargés, s’affaissèrent sur deux chaises libres en face de la cabine que la petite réservait malgré les enjeux terribles dont elle avait été menacée ; des « mon papa tu vas voir comme il est » ou des « ma petite cette cabine est libre et tu n’as pas de vêtements », … , à son encontre avait été prononcés.  

Enfin nos deux oiseaux étaient bien là et fatigués croulant sur place et sous une collection à faire pâlir d’envie la petite qui avait dit attention mon papa-ci, mon papa-ça et qui pleurnichait de grande jalousie maintenant, car elle ne comprenait pas pourquoi, pourquoi pour moi c’est jamais comme ça.

Fatos quant à elle commença le balai d’entrer, de se changer princesse charmante, et pimbêche de l’imiter, simultanément, de sortir voir leur admiration aux deux spectateurs, quant à la délicatesse des couleurs qui la paraît, puis elle disparaît… Coup de baguette magique, elles se changèrent, porte-monnaie maigrit à vue d’œil à chacune des transformations en comtesses, en reines, en vicomtesses, toute la monarchie à ce qu’il paraît passa élégante raffinée, apparemment au plus grand contentement des deux admirateurs qui ne se lassaient pas d’applaudir tout l’apparat, de lancer des baisers ou des fleurs telle une populace en liesse le jour de la kermesse, elles firent beaucoup d’aller devenues altesses, ils lancèrent tant d’alléluia qui allèrent tombant en fleurs habillées de joie et Fatos fut si heureuse alors de leur montrer son corps sans retenue, vêtue des juste au corps, qui leur donnèrent tant de plaisir, pimbêche sans aucun doute. A la caisse le corps du porte-monnaie lui ne retenait plus rien, vidé qu’il était de toutes ces allées et venues, il fallut donc à la maison s’en retourner, sur pimbêche, quelques œillades, sourires, quelques souvenirs d’une journée passée à chercher pour elle le juste au corps.

Comme au plus juste le juste au corps avait souligné la perfection de ses lignes, Fatos fit remarquer qu’elle voulait tout avoir tout juste…

Par AronMoysche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 2 novembre 2006

III Novembre

 

 

 

 

 

Au magasin, la petite se regarde assassin dans le miroir, cette autre qu’elle s’admire gantée de noire, elle a pour elle-même des moues à faire sourire, des baisers à faire pâlir, la mademoiselle pimbêche qui dans son dos fait des semblants de lire la matière du textile, le mode d’entretien à toutes fins utiles, une étiquette hors de prix dont elle se détourne boudeuse crispée affreuse quand elle se voit dans la glace cela l’afflige sur place que la petite ait disparu cela la glace, l’agace au plus haut point que son manège longuement mis au point ait pu être mis ainsi à découvert comme son échancrure, ses jambes épilées qu’elle fait remarquer minijupe à la limites des fessiers, ses jolis pieds cerclés dans les espadrilles chaussures à lacets, elle qui pensant mettre la main sur la petite aperçue dans le magasin pourrait remettre cela avec la mère, on s’était certes quitté fâché lui dirait-elle, mais c’était un tel bonheur que de se retrouver dans le plus grand des hasards celui où elle quadrillait toute la ville systématiquement mathématiquement où elle finirait par la retrouver statistiquement et artistiquement savamment elle… c’est raté, son rêve s’écroule comme les poudres maquillages et elle s’enfonce au fond du magasin près du miroir sans fond de teint, mascara, elle s’enfonce doucement dans un chagrin si intense dont l’éloquence des sanglots longs, mourants aux échos déchirants à faire fuir la clientèle éveillent chez la patronne, qui près de la devanture trône, un profond désir d’aller savoir ce qui se passe, une envie intense de se saisir de la tristesse, le terrible appel semblerait pouvoir l’arracher de sa caisse dont elle aime le moindre tintement, chacun des grincements produits à l’ouverture de son tiroir, sa carcasse sans doute en fer du solide ça madame qui arbore une blancheur exquise brillante sous le feu des projecteurs, sachant se mettre en valeur pour la caméra de surveillance qui par tranche de vingt quatre heures filme son bonheur…

et c’est une cliente tout affolée qui vient à l’arracher du trésor de ses pensées, tout essoufflée celle-ci balbutie qu’il y a au fond et puis comme anéantie une demoiselle au fond tout écroulée avec des gémissements maladifs excessifs une demoiselle bien comme il faut tout en pâleur malaise progressif puis-je prendre chaise et s’il vous plait m’évanouir ?

La patronne se lève, furieuse, ordonne qu’on donne un rafraîchissement à cette petite demoiselle - ce qu’on peut-être aussi frêle mon petit - sur la chaise installée en attendant l’inconscience, les yeux révulsés, les sueurs froides pas de ça chez moi sourdre dans le commandement auquel une employée modèle à obéit diligemment silencieusement biberonnant la dame témoin d’eau fraîche. Que dire de la patronne qui trouvant au fond de son magasin de la jeunesse une fleur fraîche – elle sent si bon -, les petits seins tout ronds, les jambes effilées épilées soyeuses, la taille frôlée, son poids si léger, que dire de la patronne de sa façon de matrone qu’elle pèse une tonne, qu’elle a des bourrelets des appétits qui l’engraissent, tient, on dirait une ogresse avec son visage tu m’étonnes si elle ne trouve personne tant il agresse l’idée du beau qu’on trouve à faire au chien, que dire de la patronne qui trouvant cette petite personne se transforme madame en madone, que dire quand elle est aux anges de pouvoir ranimer bouche à bouche délicatement, subtilement en frôlant la souple poitrine, que dire de la pimbêche les yeux fermés, les regrets enfuis, sa langue fouillant un palais inconnu, son odorat reconnaissant un parfum féminin reconnu, que dire de la patronne quand elle enlève la tunique, les dessous, que dire sinon rien car cela se passe sans nous, la porte de la resserre refermée à clé où elle a enlevé l’unique objet de nos désirs… Que dire du cartable que la petite a oublié?

Par AronMoysche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 20 décembre 2006

En robe de velours, la petite s’emploie un pas devant et trois derrière de danser tournoyer à la guerre comme à la guerre dans le tissu pesant qui l’empêche lui prend les pieds, piégée en prison pourpre et la teinte de l’amie de maman là-bas au bout des bras tendus en tourne la tête quand la gamine se déploie dans un bordeaux lourd tournillant si bien que pour elle plus rien n’existe, qu’il ne reste que le manège, stratagème fait de je t’aime sourire, l’amie de maman comme le centre du monde qui fait d’elle une couleur qui a du poids dans sa valse pourtant légère avec l’amie de maman qui s’est fâchée avec l’amie de maman, qui donc s’est fâchée avec maman.

La valse des amies, la fillette ne sait plus laquelle qui sur un coup de tête a disparu. Sur la piste elles valsent seules, personne encore parmi les autres invités n’a osé, on tient à éviter un parfum de scandale qui sur le plancher scande les temps, et un et deux, et trois et quatre. Ce qui est bien, pense la petite, avec cette amie de maman dont elle est très fâchée, c’est qu’elle sache si bien danser d’une cavalière à une autre et qu’elle réussisse à me faire penser un temps, deux temps, moi je suis sa préférée, mais je n’oublie pas, trois temps, non ne m’éblouie pas, malgré l’enivrement de son parfum, malgré sa douceur hypnotique, malgré le fait que je pense, pour d’autres bras, un plus joli visage, une œillade voilà qu’elle me quittera, l’amie de maman fâchée, elle vous lâche aussitôt que vous soyez éprise, aussitôt qu’elle vous sache sous son emprise, elle vous collectionne dans son sachet secret décoré de boniments molletonnés, elle vous installe dans son confort et bien que vous n’en sachiez rien, éperdue que vous êtes, elle continue sa chasse gardez-vous de vous endormir, vos tous premiers sentiments, votre amour de débutante elle le mettra à sac, ce que tous savent - on vous avait bien prévenu -, avez-vous perdu un petit quelque chose, un peu de vous peut-être et alors avec cette amie là, rien à faire que de se faire avoir, de s’être fait payer sa tête, paiement content les premiers jours, avoir grevé de haine car là ma pauvre, ma chérie je vous quitte car j’ai d’autres rendez-vous, et elle pas fâchée de vous quitter, volage, vous lance en voilage une série de mensonges si fins si transparents que vous vous mettez dedans, mitez-les, trouez-les, mais elle s’envole, s’en fiche, des tissus mensongers elle en possède autant que de conquêtes l’amie de maman pas fâchée de la retrouver en longues discussions la main dans la main et dans les yeux les mêmes brillants.

Pleures-tu, elle n’en vaut vraiment pas la peine que tu as versée pour rien lorsque tu sors sous la pluie, en faible averse, appuyée contre un chambranle, seule, ignorée, à la porte. Un convive viendrait te consoler, viendrait demander des comptes, que répondrais-tu ? Que ton espérance vient de filer, comme ce bas qui fait que tu n’oses plus rentrer, lui te dirait que tout cela n’est pas bien grave, ce déchirement dans les toilettes tu le retirerais, tu lui montrerais ainsi tes jolis mollets et tu lui répondrais que tu ne le désires pas, et il te demanderait pourquoi, et tu lui dirais plus rien.

 

Par AronMoysche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 28 décembre 2006

Une paire de bas de rechange, opaques pour que quiconque ne sache ce qu’elle a comme poils qu’elle ne rase pas, maman dit qu’elle est trop petite, que ce n’est pas le temps qu’elle gaspillera sur sa pilosité qu’elle tient à se cacher, qu’elle tient si bien sur les jambes efflanquées, à grands pas de danseuses, elle fait désirer le futur galbe flanqué de couleurs extravagantes et vient se réconcilier avec l’amie de maman  en se déposant sur elle après un entre-chat, la voilà sur ces genoux, et voilà que sur sa joue elle déposa les bisous et son haleine virginale.

Elle supplie, elle tressaute, pointe ses fesses légères dans la musculature ferme et un peu endolorie de l’amie de maman et d’un geste élégant s’allonge en un pont dont son derrière est le seul pilier, de façon à démontrer dans quelle démesure elle pourrait se cambrer, avec quelle folie ressortirait alors son mont de vénus où pourraient atterrir de grands oiseaux de caresses, de ceux qui sous le vent planent longtemps découvreurs d’un continent inconnu, de ceux en fuite sur l’horizon.

Elle tendait les bras, attendit dans ses extrémités les mains secourables de cette amie afin qu’elle la relevât de ses fonctions désirables et qu’elle l’emmenât sur la piste et dans ses pas s’envoler. Enfin on lui accorda une contredanse, l’amie l’avait relevée et pour la punir de se montrer aussi dévergondée, avait fait appel au premier garçon de corvée qui fit avec elle, vagues et décevant, les premiers pas, sans oublier de lui marcher sur les pieds lourdement se faisant sur ce terrain remarquer et tuer sur place si elle avait pu alors le déplumer ce mal faisant n’importe quoi, ne prononçant qu’à peine quelques inaudibles caquètements, et encore sur la fin, quand tout s’achevait, enfin pensait-elle se débarrasser de ce poids lourd aussi rigide qu’un cadavre, muet comme une tombe. Mais l’amie de maman insista, son cousin disait-elle étant garçon de bien, devait apprendre à bien tourner, à échapper à la mauvaise tournure des événements qui avaient fait d’elle l’amie de maman, elle voulut qu’il sache conduire une fillette qui ne faisait que de se conduire en gamine qui pensait de lui qu’il n’était qu’un fardeau. L’amie de maman sourit, dans les bras de maman, les mains sur les épaules dénudées de maman, une main condescendante dans le dos nu de maman, l’amie en faisait trop en croisant le regard de la dite gamine avec des yeux noircis à la jalousie, l’esprit fermé dans une pénombre où elle se serait retirée, mais cet imbécile de cousin qui n’y comprend rien aux histoires des grandes fait très bien son devoir, c’est qu’il ne veut pas avoir à faire à la tante avec qui il sait trop bien à quoi s’attendre en matière de remontrances, d’outrances diverses qu’elle sait si bien déverser dans la rue de façon qu’à une soirée bien arrosée elle ameutât non que la rue où elle beuglât mais bien tout le quartier qui fut complètement réveillé par ses éructations où elle invoquait le malheur où ses parents avaient péri, l’idée qu’elle avait eu d’être marraine.

L’amie de maman dansait avec maman, extrêmement divinement lentement, dansaient sur maman ses mains, ses doigts fins, élégants, dansaient sur leurs visages éblouissants sourires qu’elles ouvraient petit à petit dans un moment exquis découvrant alors au sein de leur couple ce petit cœur pendentif qu’elles s’étaient offertes lové dans leurs échancrures ou se gonflaient sous leurs souffles les poitrines soumises aux caprices lascifs d’un slow éperdu.

Avec le cousin de l’amie de maman dans les bras de maman, qui avec maman ferme les yeux, qui avec maman poitrines comprimées profitant de l’éclairage diminué pour les amoureux, propices, dans un coin un peu plus sombre encore, à un baiser avec maman l’amie de maman, avec le cousin si difficile à déplacer, si compliqué, presque insaisissable tant sa démarche semble se défiler, avec ce cousin qui tente de lui exprimer ce qu’elle peut bien s’en ficher du moment qu’ils se rapprochent de l’amie de maman avec maman avec ce sourire avec sa main sur la fesse de maman avec sa jambe sortant d’une jupe écourtée à son minimum, belle et bien épilée qui s’entrecroise alors dans la démarche chaloupée de maman qui vire, enfin Fatos a réussi à pousser le cousin dans ses derniers retranchements, dans la même obscurité où sont plongées exactement l’amie de maman et maman, et qui n’offrira au cousin qu’un abri ténu quand il se sentira tout petit garçon tout abandonné, car pour la rendre jalouse l’amie de maman, elle l’embrassera goulûment, sauvagement, si bien que les bruissements buccaux parviendront à l’amie pour qu’elle sache. Mais rien ne se passerait comme il faut, le cousin prit alors beaucoup d’importance, et peu maître de lui voulu recommencer, s’exprimer mais qu’il était lourd, ces mots qu’il retenait jusqu’alors, n’avaient de sens que pour lui, il émanait alors de sa figure un air radieux, idiot, crétin lui fut répondu par avance à ces avancées car malgré sa fougue ou sa longueur le baiser n’avait su détacher l’amie de maman de maman, la petite planta le cousin avec ses balbutiements et s’en fut au petit coin perdue, jusqu’à ce qu’on appelât « à table ! »…

 

 

Par AronMoysche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 25 avril 2007

Devant le complexe scolaire, attendaient les parents des enfants, devant la palissade, en vérité très impatientés de récupérer leur progéniture, se faisant des œillades, un geste de la main complexe qui vous m’en dirait tant, comme il demandait de venir, d’approcher de la poussette où aurait dormi à poings fermés le petit dernier, si la dame qui avait accouru, par la gestuelle en gesticulations frénétiques prévenue, ne s’était empressée par des :  « qu’il est beau le petit, comme il est mignon… », elle vérifiait bien qu’il s’agisse d’un garçon, et de vous tripoter tout ça, et de vous changer en plein vent, le zizi à l’air avec ce laisse-moi faire il est tellement trognon, c’était un tel honneur, un tel bonheur pour la maman propriétaire et du viens par ici et du gamin pris dans des mains étrangères à son plus grand étonnement les yeux ronds, exorbités, bite en l’air, tuyau d’où sortit un petit jet spasmodique qui arrosa sur la joue la dame si pressée à vous changer tout ça. Dans l’assemblée patientant, chuchotant, les parents souvent étaient des mamans qui eurent bien du mal à se contenir comme le bébé exactement ne pouvait se retenir de pisser, encore d’un autre jet puissant sur la bouche, et toutes à gorges déployées se mirent à rire, on n’en pouvait plus de ce tableau au combien charmant…, en attendant, la cloche avait sonné depuis un certain temps, le dernier-né, « qu’il est beau le petit ange » dit la maman, remis dans ses langes, reposait délicatement dans le landau, en attendant avec l’impatience de ne toujours pas avoir vu l’aînée, car pour le moment c’est le tour des petits de sortir les premiers des classes maternelles. Les marmots chacun leur tour regagnaient les bras de maman soit avec un sanglot d’abandonner ainsi l’ami de la journée, soit avec une mine boudeuse de s’être fait chiper un bouton si merveilleux, soit avec tout un discours charabia maman le bouton et bien la maîtresse je voulais une couleur verte et c’est le rouge qu’il a prit quand il pleurait j’ai rigolé le bouton que j’ai chipé regarde maman dit que c’est bien en attendant toujours l’aînée et son frère qui ne devrait plus tarder, avec un geste pour son amie qui sa progéniture en main, accaparée du soucis très important de la perte d’un bouton, quittait les lieux salle d’attente avec un peu d’humidité dans le décolleté qu’un sale petit morveux, pensa-t-elle du petit dernier de son amie, avait promptement sali.

En attendant la grande sœur, le frère tardaient bien et la maman tourna la tête, agita, sa main à l’intention de son amie qui s’en retournait sur ses talons, préoccupée par bien d’autres affaires et des choses si extraordinaires qui sortaient comme la vérité de la bouche de ses enfants, la maman s’en y prêter attention, n’ayant, pour tromper son attente - qu’elle ne supportait pas son amie quand elle partait comme ça - rien d’autre à faire qu’à secouer pour le vent un mouchoir humide et blanc qui avait tenté d’essuyer l’affront, le visage, et surtout, foutu, ton décolleté avec tes jolis seins que j’aimerais en avoir des comme ça, ma chérie ce qu’ils sont fermes, attend il y en a encore quelques gouttes, un peu plus loin, voilà je t’adore, quand, ma chérie, en dessous, - plus bas il ne faut rien dire aux enfants – chuchota l’amie.

En attendant, en repensant à tout ça, les voilà, ils ne se pressent pas, s’ils ont bien aperçu et le landau et le signe de la main, le mouchoir blanc drapeau blanc, ils n’en laissent rien percevoir car qu’est-ce qu’ils en mettent comme temps, à ce train-la son amie ce sera pour plus tard, et lui le voilà le benjamin bien beau les joues, les lèvres chocolatées, brillantes, fondantes sous le soleil, et l’aînée toi ma magnifique princesse tes jambes de coléoptère dépassent bien longilignes de la courte jupe que je te conseillai ce matin, viens que je t’embrasse à ceci près que le petit insecte en question s’envola après avoir piqué la maman d’une sorte de baiser de l’araignée, à ceci près qu’elle s’était dans un vrombissement « maman, on doit aller à la piscine avec ma copine » éloignée, et la maman les vit, elle tout contre elle ainsi que des libellules, leur doux balais au-dessus de l’étang, mais à ce train la son plan avec l’amie tomba à l’eau. De dépit, sans doute amoureux, elle essuya la face du petit frère en mimiques douloureuses, en maman arrête de frotter comme ça, avec le drapeau blanc dont un coin avait été sauvegardé au sec ; le malheureux finit, sur le chemin du retour dans une poubelle, trempé et maculé.

Affairée, préoccupée la maman n’a pas prêté attention à sa fille, revenue à grandes enjambées, oublieuses de ces petites affaires : maillot de bain, serviette, enfermés dans un sac plastique, qu’elle vient de retirer sous le landau. Ailes contre ailes, elles se sont envolées…

« Fatos ! » Comme un remord le cri de la maman ne servit à rien, il ne la retint pas, elle vit sa fille vivement s’enfuir au coin de la rue sur un autre chemin que le sien, celui qui la mènerait au sein du foyer de son amie, le soir.

Par AronMoysche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus