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Fatos

Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /2006 12:32

I Septembre....

 

 

 

 

 

Devoir le devoir pour demain, le devoir encore, le devoir est à rendre et devoir rendre le devoir sitôt après avoir tout juste ingurgité, avalé ce que l’on doit de devoir savoir se dissout, plonge, se noie, en surface une, deux bulles de ce qu’il faut savoir devoir éclatent, puis ne se disent plus, à deux mains devoir le reprendre, le revoir encore une fois ce qu’il faut savoir pour demain, devoir apprendre l’histoire qu'elle l’enfant ne retient pas, cela ne passe pas, il n’en reste malheureusement et indigeste et dégoûtante à dégueuler que l’impression délibérée de ballonnement, éclatement parcelle de savoir que demain le devoir est à rendre. A vouloir le savoir, la gamine s’en rend malade, c’est qu’elle doit se souvenir de la géographie, mais en lieux et places elle ne sait que l’immeuble d’en face, le chemin de l’école, la rue, la circulation or ce savoir pour demain elle le perd, ne le saisit pas, qu’il s’agisse du fleuve issu courante rivière de la montagne fonte des neiges, lentement dessine de longs méandres et tranquillement traverse transportant une péniche, un charmant paysage de campagne, à ces yeux urbains restent des inconnus, contrées éloignées sans aucun prince charmant, tous sont oubliés, elle ne sait que l’effort de temps qu’elle y a consacré qui lui pèse, impossible à digérer en allant le lendemain… 

 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /2006 20:56

Dit donc, monsieur l’auteur qui je suis car à ce moment quand tout a commencé je ne le sais pas, je suis fillette, tout de même sache qu’il faut leur dire que je suis celle à qui les aventures arrive, que je les recueille ces pauvres abandonnées à un triste sort, imagine mon auteur qu’on ne les lise pas ! Nan je vous dira pas qui je suis petite fille, si tu crois ça, si tu crois que c’est comme ça, que je vais te donner mon nom et bien non je ne te le dirai pas, na, monsieur l’auteur tu croyais tenir un personnage, lui faire avouer son age, pensais-tu qu’un simple crayonnage pouvait dire mon visage, qu’une esquisse de caractère ferait de moi quoi d’autre qu’une prisonnière si tu crois ça, si tu crois que c’est comme ça, je suis petite fille un, deux, trois soleil voilà le jeu, tu vas là-bas, tu parts du début, tu vas au départ et moi je me retourne et je compte un, deux je me retourne quand je te surprends en mouvement tu recules, c’est comme ça que je fais, tu as bougé trois pas en arrière, ce que tu racontes c’est pas comme ça, si tu crois ça, recommence du début, tu as bougé je l’ai bien vu, un, deux, trois soleil ! Moi je préfère jouer à chat, cache-toi je compte jusqu’à cent, un, deux… cent ! Ca commence…

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 11:48

Si tu crois que c’est comme ça, moi je n’aime pas les gens qui ne sont plus là, monsieur l’auteur comment tu sais que je m’appelle Fatos et que je ne sais pas très bien l’école, et puis je n’aime pas savoir les gens qui ne reviennent pas et j’attends ce soir le monsieur qui viens me voir… 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 11:49

Puisqu’il faut rentrer, car cette petite est charmante coincée entre le mur du couloir et la maman dont le sourire vous accueille si gentiment avec dans ses jambes contre son pantalon une fillette de quatre ans, comme votre grande fille est sage, il semble qu’en reculant sans attention, contre le mur, vous l’ayez plaquée, un peu écrabouillée non ? La petite les mains croisées derrière son dos, entre la porte de la cuisine avec une odeur ou la porte fermée de la chambre, s’enfonce dans le mur, bien madame c’est la grande sœur… Elle se fait si petite, baisse la tête, se terre et si elle se dissoudrait dans la couche beige claire de la peinture ? Puisque désormais la porte d’entrée s’est fermée aussi fermement que la bouche de la grande sœur qui reste muette face aux chamailleries d’un frère sorti du salon, elle rase le mur suivie d’une mère qui bafouille en mauvais français quelques bribes de politesse qui resteront langue étrangère au précepteur venu donner sa leçon à la petite qui a été à peine entendu dans le couloir où maman dit bonjour au monsieur.

Puisqu’il faut être assise, ramener des notes, des bonnes notes, celles que les autres ont, puisqu’il le faut, assise à son bureau, elle ne veut pas avoir faux... 

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 18:33

Dans le couloir qu’entend-on ? Est-ce le bruit d’un drame, sont-ce les cris d’une horreur abominable, seraient-ce atroces les hurlements d’une catastrophe… c’est bien l’interrogation qui tenaille Joseph, qui le coupe de la réalité, et comme il ne sait pas, comme d’habitude il ne sait rien de ses leçons, il ne comprend pas, il n’entend rien, il est un incapable qui dans la chambre penaud se mit au coin… dans la chambre des sœurs à l’écoute des vacarmes, après en avoir fermé la porte sur le couloir où des mèches de cheveux lui ont agressé les yeux, Joseph cherche quoi un abri, un oubli, un coin tranquille pour être puni, et peut-être un ami, on ne sait pas ce qu’à Joseph à être comme ça… d’abord il est entré comme ça sans rien dire comme si ça le poursuivait et il tourne en rond comme s’il était dans une cage de malheur où ça l’aurait mis en prison, pourtant il n’y a pas de raison à ça, d’être triste c’est bizarre remarquait studieuse à son bureau la grande sœur d’icelui que ça n’allait pas, elle ajouta qu’il fallait le laisser tranquille, quand il est comme ça, il a des agitations et pendant un moment le mutisme d’un débile et s’exclame tout d’un coup quand on aurait fait semblant d’appeler maman, de ne pas le déranger, de le laisser, ça serait mieux… alors comme ça il est au bord, désarmé à la limite de ses larmes qu’il ne trouve pas ça drôle du tout, ça n’a rien d’amusant qu’on se moque de lui d’avoir peur comme ça de ça, ce n’est pas si grave, on ne le croit pas…

Près du bureau le monsieur Alain travaillait avec la sœur et on s’interrogeait à propos de l’espèce de drame à l’intérieur ordonné, sans jouets qui iraient traîner dans la chambre proprette comme ça à ressembler à son désordre, le désarroi de Joseph de qui l’on arrache petit à petit des bribes de paroles, des rejets de mots d’abord inintelligibles broyés comme ça le bouffe la terreur de quoi Joseph aurais-tu peur ? La stupeur un temps le reprend, comme dans une nasse pour le noyer dans un chagrin qui ne vint que pas à pas dans le silence qu’on s’imposa en le gardant à deux, les yeux dans les yeux pour le soutenir dans une communion des murmures de la maison, pour le retenir, où s’élevait doucement venant du couloir la douleur de la maman qui tristement déclarait ma petite fille, ma Suzanne qu’as-tu fait ?… Dans la chambre, mais tu, c’est le même questionnement comme ça dans un silence de mort qui cherche ses réponses, qui se les procure et qui règne en Joseph, plus de doutes, l’horreur d’un meurtre indescriptible et de bousculer en marmonnant un semblant d’explication qu’elle a pris paire ciseaux coupure atroce je ne veux pas voir ça, à quoi elle ressemble, défigurée…

Interruption, irruption de la mère dans la chambre, en main paire de ciseaux aux bouts ronds ça le fait souffrir Joseph d’apercevoir l’instrument de sa déchirure, sa mère mi-anxieuse mi-en colère avec des gros yeux comme ça le regarde fixement avec un air de mon petit ami ça ne va pas se passer comme ça l’absorbe jusqu’à la moindre particule de ses pensées, l’houspille Joseph… « jamais ne laisser les ciseaux ta sœur couper, une fois une enfant se mettre dans les yeux et comme ça elle est finie… » ça pille joseph de toutes ses facultés, il ne sait que penser, il a de la peine une énorme, beaucoup de peine à réfléchir… il avoue comme d’un coup frappé sur la nuque la tête rabaissée que c’est bien lui qui vous a laissé trousse ouverte l’opportunité petite sœur de vous désunir des quelques mèches de cheveux tenues dans l’autre main de maman ouverte…ça déçoit Joseph les explications de maman, ça ne le rassure pas, il n’a pas d’autres alternatives que de recevoir la vision, quand se présenta Suzanne la petite sœur bien ébouriffée dans l’embrasure de la porte, portant sourire et tous les traits de je me suis bien amusée… Joseph d’attendre comme ça, qu’elle se présenta, en est usé, flagada et en boule dans le lit se roula…  Peut-être est-il… Peut-être est-il en train de pleurer demanda la grande sœur pour savoir si ça ne recommencerait pas ...

Par AronMoysche - Publié dans : Fatos
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