Lundi 25 septembre 2006
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Dans le couloir qu’entend-on ? Est-ce le bruit d’un
drame, sont-ce les cris d’une horreur abominable, seraient-ce atroces les hurlements d’une catastrophe… c’est bien l’interrogation qui tenaille Joseph, qui le coupe de la réalité, et comme il ne
sait pas, comme d’habitude il ne sait rien de ses leçons, il ne comprend pas, il n’entend rien, il est un incapable qui dans la chambre penaud se mit au coin… dans la chambre des sœurs à l’écoute
des vacarmes, après en avoir fermé la porte sur le couloir où des mèches de cheveux lui ont agressé les yeux, Joseph cherche quoi un abri, un oubli, un coin tranquille pour être puni, et
peut-être un ami, on ne sait pas ce qu’à Joseph à être comme ça… d’abord il est entré comme ça sans rien dire comme si ça le poursuivait et il tourne en rond comme s’il était dans une cage de
malheur où ça l’aurait mis en prison, pourtant il n’y a pas de raison à ça, d’être triste c’est bizarre remarquait studieuse à son bureau la grande sœur d’icelui que ça n’allait pas, elle ajouta
qu’il fallait le laisser tranquille, quand il est comme ça, il a des agitations et pendant un moment le mutisme d’un débile et s’exclame tout d’un coup quand on aurait fait semblant d’appeler
maman, de ne pas le déranger, de le laisser, ça serait mieux… alors comme ça il est au bord, désarmé à la limite de ses larmes qu’il ne trouve pas ça drôle du tout, ça n’a rien d’amusant qu’on se
moque de lui d’avoir peur comme ça de ça, ce n’est pas si grave, on ne le croit pas…
Près du bureau le monsieur Alain travaillait avec la sœur et on s’interrogeait à propos de l’espèce de drame à l’intérieur ordonné, sans
jouets qui iraient traîner dans la chambre proprette comme ça à ressembler à son désordre, le désarroi de Joseph de qui l’on arrache petit à petit des bribes de paroles, des rejets de mots
d’abord inintelligibles broyés comme ça le bouffe la terreur de quoi Joseph aurais-tu peur ? La stupeur un temps le reprend, comme dans une nasse pour le noyer dans un chagrin qui ne vint
que pas à pas dans le silence qu’on s’imposa en le gardant à deux, les yeux dans les yeux pour le soutenir dans une communion des murmures de la maison, pour le retenir, où s’élevait doucement
venant du couloir la douleur de la maman qui tristement déclarait ma petite fille, ma Suzanne qu’as-tu fait ?… Dans la chambre, mais tu, c’est le même questionnement comme ça dans un silence
de mort qui cherche ses réponses, qui se les procure et qui règne en Joseph, plus de doutes, l’horreur d’un meurtre indescriptible et de bousculer en marmonnant un semblant d’explication qu’elle
a pris paire ciseaux coupure atroce je ne veux pas voir ça, à quoi elle ressemble, défigurée…
Interruption, irruption de la mère dans la chambre, en main paire de ciseaux aux bouts ronds ça le fait souffrir Joseph d’apercevoir
l’instrument de sa déchirure, sa mère mi-anxieuse mi-en colère avec des gros yeux comme ça le regarde fixement avec un air de mon petit ami ça ne va pas se passer comme ça l’absorbe jusqu’à la
moindre particule de ses pensées, l’houspille Joseph… « jamais ne laisser les ciseaux ta sœur couper, une fois une enfant se mettre dans les yeux et comme ça elle est finie… » ça pille
joseph de toutes ses facultés, il ne sait que penser, il a de la peine une énorme, beaucoup de peine à réfléchir… il avoue comme d’un coup frappé sur la nuque la tête rabaissée que c’est bien lui
qui vous a laissé trousse ouverte l’opportunité petite sœur de vous désunir des quelques mèches de cheveux tenues dans l’autre main de maman ouverte…ça déçoit Joseph les explications de maman, ça
ne le rassure pas, il n’a pas d’autres alternatives que de recevoir la vision, quand se présenta Suzanne la petite sœur bien ébouriffée dans l’embrasure de la porte, portant sourire et tous les
traits de je me suis bien amusée… Joseph d’attendre comme ça, qu’elle se présenta, en est usé, flagada et en boule dans le lit se roula… Peut-être est-il… Peut-être est-il en train de
pleurer demanda la grande sœur pour savoir si ça ne recommencerait pas ...
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